Un contre tous ! Après un été caniculaire, les oléiculteurs sont sûrement les seuls agriculteurs ressortis vainqueurs de ces épisodes de chaleurs extrêmes, comme l'explique Julien Dalens, producteur d'olives au Domaine Font de Mazeilles en Occitanie, au micro de Sud Radio. La demande n'a en effet jamais été aussi grande et les récoltes sont excellentes !
400 litres d'eau par semaine
Tantôt vertes, tantôt noires, les irréductibles olives ont affronté les chaleurs extrêmes de cet été 2026. Avec « pas moins de 400 litres d'eau, par semaine au maximum, tous les jours on essaie d'arroser la nuit pour qu'il y ait moins d'évaporation, ça garde mieux le frais. » 12 hectares d’oliviers, l’oléiculteur Julien Dalens a parcouru sans répit ses exploitations pour maintenir à flot le commerce. Un engagement qui, en septembre, semble porter ses fruits.
Plus de demandes et moins de mouches !
Plus de clients, moins de concurrence au vu des nombreux hectares brûlés en Grèce... mais surtout : moins de mouches ! Le ravageur pond dans les olives, la larve creuse la chair, provoque des taches et engendre un pourrissement. Résultat ? Les fruits chutent prématurément et l’huile.
« C’est un des avantages de la sécheresse pour nous. Il a fait tellement chaud que les mouches, qui d'habitude, piquent la nuit , une fois la journée passée, ont disparues. Là, les nuits étaient très chaudes, donc on a eu très peu de mouches. » Tapenade, huile ou crème d'olive : "Il y a un engouement autour de l'olive. Et puis, on a des produits de qualité, les gens commencent à le savoir. »