Les bergers du Béarn, furieux des attaques, manifestent devant la Préfecture

Une ourse - photo d'illustration
Une ourse - photo d'illustration - GEORGES GOBET / AFP

En moins d‘une semaine, quatre attaques répertoriées sur leurs bêtes: les éleveurs sont venus exprimer leur colère à Pau. Deux brebis dévorées dans les Pyrénées-Atlantique, mais aussi deux autres attaques dans les Hautes-Pyrénées sur une brebis et un porc noir... Et deux principaux suspects: Goiat, ours réintroduit en 2016 en Espagne, et Claverina, femelle lâchée l’an dernier. Ces attaques interviennent à quelques jours seulement des premières transhumances. Les bergers craignent un été meurtrier pour leurs troupeaux, et les mesures d'effarouchement promises par le gouvernement ne les ont pas convaincues. Ces éleveurs ont manifesté devant la Préfecture à Pau ce lundi, pour demander la capture des plantigrades.

Reportage Sud Radio de Christine Bouillot 
 

La période d'hibernation déjà terminée, tous redoutent la montée prochaine dans les estives. Jean-Pierre Pommiès, éleveur en Vallée d'Osseau, clame sa colère: "Cela commence fort ! On n'est pas encore partis sur les estives que ça tombe déjà ! Les premiers d'entre nous commencent à monter le week-end prochain, le nœud à l'estomac, la boule au ventre. Chez nous, tout le monde a peur !"

C'est le troupeau du maire de Larrau, Jean-Marc Bengochea, qui a été victime de l'attaque de Claverina à quelques mètres seulement de sa ferme, très bas dans la vallée: "On ne pensait pas que l'ours allait venir aussi bas... Là, quand-même, elle est à 200 mètres des exploitations ! On se pose des questions."

"Insultes incessantes et menaces"

Tous ces éleveurs en ont aussi marre d'être criminalisés car catalogués anti-ours. Avec leur famille, ils subissent insultes et menaces à répétition, explique Olivier Maurin, éleveur et président de la Fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne. Il demande maintenant le respect:

"Nous sommes aujourd'hui victimes: menaces de morts envers nos troupeaux et nos familles, insultes incessantes. Cela doit s'arrêter ! Nous n'avons pas de leçon a recevoir... De personne !"

 "Pas besoin d'ours au milieu de nos troupeaux" - Jean-Pierre Pommiès, éleveur de berbis à Larrau

 

Ces éleveurs demandent dés maintenant que ces ours soient capturés et réintroduits ailleurs, dans le massif des Pyrénées.

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