L'attaque au couteau, perpétrée à Paris, rappelle que la capitale reste une cible du terrorisme

L'attaque au couteau, perpétrée à Paris, rappelle que la ville reste une cible du terrorisme

L'attaque au couteau, perpétrée à Paris par Khamzat Azimov, a rappelé aux Parisiens que la capitale restait une cible privilégiée des terroristes.

L'attaque au couteau, perpétrée à Paris par un homme d'origine tchétchène se revendiquant de l'EI, a fait rejaillir chez les Parisiens le spectre de la menace terroriste. Si le risque zéro n'existe évidemment pas, l'absence d'actes similaires ces derniers mois, dans les rues de la capitale, avait considérablement renforcé le sentiment de sécurité des habitants, qui ne se sentaient pas menacés outre-mesure. Ce nouvel attentat vient tout ébranler et rappeler à quel point la ville demeure une cible du terrorisme.

"Malheureusement, on ne se sent pas totalement en sécurité"

Samedi, Paris a une nouvelle fois été frappée par une attaque meurtrière, qui a coûté la vie à une personne. Un drame que beaucoup perçoivent comme un cruel retour à la réalité, en ces temps de forte menace terroriste. C'est notamment le cas de Jacques qui se confie au micro de Sud Radio. "Ça s'était un peu calmé. Disons que l'on avait un peu oublié et tout d'un coup, ça se réveille comme un feu qui resurgit", déplore-t-il ainsi. "Chaque fois, c'est dans un endroit différent avec un mode opératoire également différent", ajoute-t-il. Pour Danielle, il faut garder à l'esprit que le danger s'avère omniprésent, sans pour autant chambouler son quotidien. "Je continue à vivre et c'est ce qu'il faut faire parce qu'il ne faut pas leur laisser croire que nous somme touchés", explique-t-elle, avant d'ajouter un brin fataliste : "Ce n'est pas une résiliation ! Que ce soit à Paris ou dans d'autres pays, je pense que quand quelqu'un veut tuer, il tue !".

Certains admettent en revanche que ce nouvel attentat les perturbent davantage, au point de les faire songer sérieusement à adopter des comportements prudents et préventifs, quitte à changer certaines de leurs habitudes. "Je pense que je ne vivrai pas comme avant dans les prochains jours et je vais essayer de ne pas fréquenter les quartiers très populaires. On oubliera et on essaiera de vivre comme avant mais ça met une certaine tension. Malheureusement, on ne se sent pas totalement en sécurité avec ce qu'il se passe !", nous affirme ce grand habitué des bistros parisiens, qui apprécie pourtant les terrasses des cafés où il partage souvent des moments de convivialité, en compagnie de ses amis.

Vous l'aurez compris, sans céder à la psychose, les Parisiens accusent toutefois le coup après cette nouvelle attaque venue leur rappeler que le danger peut émaner de partout.

Propos recueillis par Martin Juret

 

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