Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, avait qualifié samedi de "tentative de meurtre" le jet d'un cocktail Molotov contre un gendarme mobile à Paris.
Des images spectaculaires, dont des photos et vidéos de l'AFP, ont montré une bombe artisanale exploser aux pieds d'un membre des forces de sécurité Porte de Charenton (12e arrondissement), le blessant légèrement.
"Des jets d'objets explosifs ont visé une quinzaine de gendarmes ainsi que des policiers", détaille le parquet. L'enquête a été confiée à la Sûreté territoriale de Paris.
Un "recensement des blessés est en cours", précise le ministère public. "Les blessures occasionnées seraient des brûlures au second degré et des acouphènes, mais cet état des lieux est à préciser". De "premières plaintes seront déposées ce jour, aucune n'est déposée à ce stade", ajoute encore le parquet.
Aucun mis en cause "n'a été interpellé à ce stade pour les faits en question" et les "investigations se poursuivent pour identifier les auteurs", conclut le parquet sur ce sujet.
Le gendarme touché par le cocktail Molotov a témoigné devant les chaînes d'information de la brûlure ressentie, de "la peau qui pique", de "la pluie" de projectiles divers jetés contre son unité par un groupe "déterminé".
Un gendarme mobile touché par un cocktail Molotov à la fin de la manifestation parisienne, le 31 octobre 2026
Sameer AL-DOUMY - AFP
Les candidats à l'élection présidentielle Marine Le Pen (Rassemblement national) et Bruno Retailleau (Les Républicains) ont dénoncé samedi un geste "insupportable" après la diffusion de ces images.
Par ailleurs, le parquet de Paris fait état dimanche de 105 interpellations, dont 88 liées aux manifestations de samedi et 17 pour la nuit d'Halloween.
Le ministère public, sollicité par l'AFP, dénombre 89 personnes en garde à vue à Paris, dont 61 majeurs et 22 mineurs. La date de naissance reste à déterminer pour six autres personnes.
Pour les majeurs, il s'agit principalement "de faits de participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations", de "port d'arme de catégorie D (tels poignards, poings américains, ndlr)" et "détention/transport de substance ou produit incendiaire ou explosif".
Le parquet de Paris évoque ensuite des "atteintes à personnes dépositaires de l'autorité publique". Cinq membres des forces de l'ordre (quatre policiers et un gendarme) ont été blessés à Paris, selon un bilan samedi soir du ministère de l'Intérieur et de la préfecture de police.
Le parquet mentionne ensuite "dans une bien moindre mesure" des "atteintes aux personnes" et "atteintes aux biens". Ce bilan "est susceptible d'évoluer", pointe le parquet de Paris.
AFP / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP
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