Hôpital : faut-il un retour des gardes obligatoires ?

Afin de faire face à l'engorgement des services d'urgences des hôpitaux, faut-il rétablir les gardes obligatoires pour les médecins libéraux ?

urgences bordeaux
Les urgences de Bordeaux passent en accès limité. (crédit : Christine Bouillot)

À l'hôpital, les services d’urgences sont en train de craquer. Au CHU de Bordeaux, il a fallu en restreindre l’accès et les patients sont accueillis par des bénévoles.

Hôpital : pourquoi les soignants s'en vont ?

Selon le président de la Fédération Hospitalière de France, il faudrait rétablir l’obligation de garde pour les professionnels de la médecine. Que signifierait le retour de l’obligation de garde des médecins libéraux ? "Je pense qu’avec la manne du Ségur de la santé, il devrait s’occuper de ce qui se passe chez lui, répond vertement le docteur Philippe Vermesch, président du Syndicat des Médecins Libéraux (SML). Il devrait se demander pourquoi les soignants s’en vont de l’hôpital alors qu’on essaie de les garder avec des masses financières très importantes."

"Les libéraux font tout ce qu’ils peuvent et travaillent en général plus de 50 heures par semaine", précise-t-il. Mais pourquoi ces gardes ont-elles disparu ? "Beaucoup de médecins sont partis à la retraite. Nous avons donc déjà un manque de temps médical. Ensuite, l’État n’a pas fait son travail. Les lignes de gardes de spécialité ont été supprimées dans les établissements de soins. Ces astreintes étaient payées. Dans certains départements, les ARS les ont supprimées."

 

Un tiers des patients ne devraient pas être aux urgences

"Enfin, dans certains départements, des associations gèrent la permanence des soins, et le font très bien, explique le docteur Philippe Vermesch, président du Syndicat des Médecins Libéraux (SML). Nombre de médecins s’inscrivent. L’État est en train de nous imposer un SAS, Service d’Accès au Soin, qui a son utilité, mais avec une rémunération inférieure. Il est en train de casser ce qui marche dans certains départements".

"Les médecins libéraux font ce qu’ils peuvent, souligne-t-il. Mais "30% des urgences qui se présentent à l'hôpital ne devraient pas y être. Nous militons pour un service de régulation par téléphone avant d’aller aux urgences. Ces gens qui vont à l'hôpital et l’engorgent seraient soignés en libéral."

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