Frédérique Vidal : "Des propositions pour 85% des futurs bacheliers"

Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, était l’invitée politique du Grand matin Sud radio, le lundi 17 juin sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

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En ce jour de début du baccalauréat, Frédérique Vidal, Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, était l'invitée du Grand Matin Sud Radio.

Ne pas prendre les enfants en otage le jour du bac

Les épreuves du Bac vont-elles être perturbées par les professeurs grévistes qui boycottent la surveillance ? "Personne ne comprendrait que l'on prenne nos enfants en otage le jour du bac", estime la ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation. "Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a rappelé que tout avait été fait pour que les épreuves se déroulent normalement et ce sera le cas. Et il a rappelé aussi la confiance qu'il avait dans les enseignants qui ont préparé pendant toute l'année les jeunes pour ces épreuves et qui seront là pour les soutenir et les accompagner, j'en suis sûre".

Qu'est-ce que Frédérique Vidal veut dire aux profs grévistes ? "Il y a eu 18 mois de concertation autour de la loi sur l'école de la confiance. Évidemment, j'entends bien que tout le monde ne soit pas forcément satisfait des résultats. Mais la concertation a eu lieu, les discussions ont eu lieu, elles se poursuivent sur un certain nombre de sujets".

Des négociations salariales classiques

Qu'est-ce qui bloque : le nouveau système qui va entrer en vigueur, est-ce que ce sont des conditions financières ? "Notre objectif est toujours le même, rappelle la ministre : faire en sorte de donner toujours plus de choix et toujours plus d'opportunités à des jeunes qui sont de plus en plus divers. C’est ce que va permettre la réforme du baccalauréat. C’est évidemment quelque chose qui est essentiel. Bien sûr, les choses changent et à chaque fois que les choses changent, cela génère aussi du stress. Même quand un système est reconnu comme étant perfectible, on se dit que ça, au moins, on le connaît. Plonger dans l'inconnu, c'est toujours un petit peu angoissant. Et puis, il y a aussi des revendications salariales. Mais là, Jean-Michel Blanquer a indiqué que les discussions se poursuivraient dans le cadre des négociations classiques".

Parcoursup : "Le processus se déroule normalement"

Pour les futurs étudiants, où en sont les affectations sur Parcoursup aujourd'hui ? "Aujourd'hui, au moment où les épreuves démarrent, 85% des bacheliers ont reçu des propositions d’affectation. Le processus se déroule normalement, et c'est pour ces bacheliers évidemment une sécurité et un peu plus de tranquillité que de savoir ce qui va se passer après. Ce que je veux dire aux autres, c'est que les choses ne sont pas finies, bien sûr".

Faut-il améliorer l’orientation ? "Oui, il faut aussi arrêter d’en faire un enjeu définitif. Cela se construit, on regarde les métiers que l’on apprécie et on tente de faire correspondre ses aptitudes et ses goûts. C’est pourquoi nous avons décidé de faire démarrer l’orientation dès le début du lycée, avec 52 heures en Seconde. Et même en amont avec les régions, avec la possibilité de faire rencontrer, à de jeunes collégiens, des professionnels qui parlent de leur métier. Les jeunes choisissent leur métier en fonction de leur environnement, de ce qui se fait autour d’eux".

 

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