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Féminicides : Sabine Paturel sort une chanson

Par Jean Baptiste Giraud

Contre les féminicides, et pour parler des violences conjugales, Sabine Paturel sort une chanson intitulée “Femme qu’on assassine”.

féminicides
Manifestant tenant une pancarte "Stop féminicides" lors de la Journée internationale pour la fin des violences faites aux femmes à Paris le 23 novembre 2019. (Dominique Faget / AFP)

Le 8 mars se tient la journée internationale du droit des femmes. À cette occasion, la chanteuse Sabine Paturel, chanteuse sort une chanson sur les féminicides, intitulée “Femme qu’on assassine”.

Féminicides : "Cette chanson libère la parole"

"Prison d’amour et de violence, à laquelle tu es condamnée. Tu as trop peur pour te défendre, tu as trop peur pour t’en aller", raconte cette chanson. "J’ai connu la violence au travers de mon père, explique la chanteuse. Je connais bien cette peur panique, cette impossibilité de parler, et le fait de trouver cela normal. Je l’ai écrit d’abord parce que j’en ai besoin, et parce que cela aide les autres. Une femme m’a dit : "J’ai été profondément touchée par ce texte. Il m’a aidé à me reconstruire, c’est une véritable thérapie". "C’est le but de cette chanson."

"Cette chanson libère la parole. Après, le but est de sortir d’une situation inacceptable. Mon père était violent de nature, et nous cognait dessus pour un rien. On était terrorisés, ma mère autant que nous, et on ne disait rien à personne. Énormément de femmes sont dans cette situation. Si cette chanson peut les aider, ce serait mon plus grand bonheur."

 

Des mesures préventives en place

La réponse judiciaire aux violences conjugales est-elle plus rapide et plus ferme ? "L’enquête est tellement longue que, le temps que l’on arrive devant les tribunaux, la cour d’assises pour les féminicides, cela met 3, 4, 5, 6 ans, souligne Sandrine Pégand, avocate pénaliste. Au niveau de la peine, encore faut-il que tous les éléments soient présents au dossier pour asseoir la culpabilité. Parfois, on manque de preuves quand on parle de violences conjugales. Les femmes n’ont pas de photos, de certificat médical, et ne se sont pas confiées aux proches."

Quelles mesures mettre en place ? "Des mesures préventives sont déjà mises en place. À la première gifle, il faut partir et dénoncer aux autorités. Mais la lutte contre les violences conjugales prend du temps. Il y a les bracelets anti-rapprochement, les téléphones grand danger. Il y a aussi, depuis le 1er janvier 2024, un pack Nouveau départ qui permet aux femmes de pouvoir partir du domicile conjugal."

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