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Européennes: la majorité veut se relancer à la Mutualité

Nouveau départ ? La majorité d'Emmanuel Macron se donne rendez-vous mardi soir à la Mutualité à Paris pour relancer sa campagne des européennes, talonnée sur sa gauche par Raphaël Glucksmann, et loin derrière un Rassemblement national en tête des sondages, à un mois du vote.

Miguel MEDINA - AFP/Archives

Nouveau départ ? La majorité d'Emmanuel Macron se donne rendez-vous mardi soir à la Mutualité à Paris pour relancer sa campagne des européennes, talonnée sur sa gauche par Raphaël Glucksmann, et loin derrière un Rassemblement national en tête des sondages, à un mois du vote.

Après l'officialisation, fin février, de la tête de liste Valérie Hayer, présidente du groupe Renew (Renaissance) au Parlement européen, le premier "meeting national" à Lille le 9 mars, l'annonce de la liste - déposée mardi matin Place Beauvau - et la présentation du programme, place au grand rassemblement parisien pour la macronie sous le patronage de Gabriel Attal, dans une double symbolique au chef de l'Etat.

Quelque 3.500 personnes, pour une capacité de 2.000 places, selon la direction de campagne, se sont inscrites pour ce meeting à la Maison de la Mutualité, où Emmanuel Macron avait fait un pas déterminant vers son destin présidentiel en juillet 2016, et où la majorité avait également battu la campagne lors des européennes de 2019.

Le meeting se tient par ailleurs le 7 mai, jour du septième anniversaire de l'élection du plus jeune président de la Ve République, en 2017. Une sorte de septennat déjà accompli pour un président réélu en 2022, et à qui il reste "tant à faire" jusqu'en 2027, comme il l'a expliqué ce week-end à La Provence et à La Tribune Dimanche.

Mais les européennes du 9 juin ressemblent à la croisée des chemins pour le camp présidentiel, déjà privé de majorité absolue à l'Assemblée nationale et dont la liste est en difficulté dans les sondages, loin derrière le Rassemblement national.

Un sondage Toluna-Harris Interactive donne la liste de Mme Hayer en recul à 15%, tandis que la liste Glucksmann progresse à 14%. L'écart est de trois points dans l'édition du sondage "rolling" Ifop-Fiducial publiée lundi (16% contre 13%). Loin derrière M. Bardella dans les deux enquêtes (31% et 32%).

"Je ne suis pas inquiète des sondages. Les Français ne sont pas encore dans l'élection. Et moi, quand je fais du terrain, les retours sont plutôt bons. Il y a une dynamique, un truc qui se passe. Mais les Français ne savent pas qu'il y a une élection le 9 juin. On a vraiment un sujet de mobilisation", explique Valérie Hayer à l'AFP.

- Attal au front -

L'humeur est combative mais l'optimisme est cependant mesuré au sein de la majorité. Désignation tardive d'une candidate sans notoriété après plusieurs refus (Bruno Le Maire, Jean-Yves Le Drian), impatiences autour de la liste, délicate équation gouvernementale dans un contexte de contrainte budgétaire, volonté du Rassemblement national de faire du scrutin un référendum contre le chef de l'Etat: les pièges sont nombreux.

Le président Emmanuel Macron et la tête de liste du camp présidentiel aux européennes, Valérie Hayer, le 17 avril 2024 à Bruxelles

Le président Emmanuel Macron et la tête de liste du camp présidentiel aux européennes, Valérie Hayer, le 17 avril 2024 à Bruxelles

Ludovic MARIN - AFP/Archives

"C'est normal qu'il y ait des attentes plus importantes vis-à-vis de la famille politique qui est en responsabilité", "des mécontentements quand on est aux manettes depuis sept ans". Mais "la question c'est pour ou contre l'Europe", a fait valoir la députée Renaissance Maud Bregeon sur TF1.

Si, sauf revirement, il ne sera vraisemblablement pas présent à la Mutualité, Emmanuel Macron semble brûler d'en découdre. "Je l'ai dit, je m'impliquerai (dans la campagne). Je ne peux pas vous dire que ces élections sont essentielles et ne pas m'impliquer pour soutenir la liste qui défend l'Europe", a-t-il déclaré ce week-end.

Mais en attendant, c'est Gabriel Attal qui doit croiser le fer avec Jordan Bardella, lors d'un débat le 23 mai sur France 2.

N'étant pas tête de liste, le chef du gouvernement avait dans un premier temps refusé l'exercice, mais les derniers sondages ont poussé Emmanuel Macron à demander à son Premier ministre de s'impliquer.

"Je souhaite qu'il s'engage au maximum dans la campagne en faisant des débats, des meetings, en allant sur le terrain. C'est ce que je lui ai demandé, comme aussi à l'ensemble du gouvernement", a édicté le chef de l'Etat.

Le Premier ministre Gabriel Attal lors du lancement de la campagne des élections européennes de la majorité présidentielle à Lille, le 9 mars 2024

Le Premier ministre Gabriel Attal lors du lancement de la campagne des élections européennes de la majorité présidentielle à Lille, le 9 mars 2024

Sameer Al-Doumy - AFP/Archives

Le Premier ministre s'exprimera à la Mutualité, avant la conclusion de Valérie Hayer.

"Gabriel Attal va se mettre dans le quotidien des Français", avec une démonstration de ce qu'apporte l'Union européenne pour les citoyens, les agriculteurs ou bien les retraités, et "ce que seraient les conséquences pour eux d'une vague brune", explique son entourage.

 

Par Baptiste PACE / Paris (AFP) / © 2024 AFP

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