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École à la maison : "je n’ai jamais rencontré de familles radicalisées"

Mélanie Henneguelle, maman qui a fait le choix de l’instruction en famille, membre de la collégiale de l’association Instruction en famille 46 (dans le Lot), était interviewée dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 12 octobre. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Est-il juste de limiter drastiquement les possibilités de faire l’école à la maison ? Mélanie Henneguelle est une maman qui a fait le choix de l’instruction en famille. "J’ai trois enfants, de 10, 12 et 7 ans. Ils ne sont jamais allés à l‘école. Nous sommes contrôlés chaque année, et l’inspecteur d’académie donne des rapports très positifs à chaque fois."

 

L'aboutissement d'un cheminement

Dans le Lot, le nombre de familles faisant école à la maison aurait doublé. "Que cela ait doublé, dans le Lot, ça ne représente pas énormément de familles en soi, précise la membre de la collégiale de l’association Instruction en famille 46. Suite au passage de la loi de l’école de la confiance à la rentrée 2019, il y a eu une petite modification dans les textes. L’instruction est devenue obligatoire à partir de 3 ans, et non 6. Les chiffres prenant en compte la tranche de 3 à 15 ans, c’est mathématique, ils ont augmenté car la tranche d’âge des 3-5 ans est prise en compte."

Cette hausse est-elle liée à la crise de la Covid-19, pour éviter la contamination ? "Nous avons eu plus de retours vis-à-vis du confinement, estime Mélanie Henneguelle. Le questionnement sur l’école à la maison concerne des enfants pas à l’aise à l’école. Avec le confinement, des parents ont pu en faire l’apprentissage et se rendre compte que cela était possible, quand d’autres ont considéré que c’était trop compliqué. Ceux qui ont fait le choix de la déscolarisation à la rentrée étaient en cheminement sur la question."

 

Des familles pas déclarées

Emmanuel Macron a dans l’idée de lutter contre les dérives radicales. "Les associations nationales comme moi-même trouvons que c’est une décision injuste. Le ministre de l’Éducation Nationale a été entendu par une commission d’enquête sénatoriale. Il a rappelé que c’était une liberté constitutionnelle, encadrée par des contrôles. Il faut savoir que nous sommes contrôlés par la mairie et un inspecteur d’académie une fois par an. Il existe déjà des moyens de détecter s’il y a une dérive sectaire ou une radicalisation. J’ai dix ans d’expérience en la matière, je n’ai jamais rencontré de familles radicalisées. Je ne nie pas que cela puisse exister, mais au vu des moyens de contrôle, je me demande si ces familles sont déclarées, tout simplement."

"L’instruction est obligatoire jusqu’à 16 ans, rappelle au passage Mélanie Henneguelle. En ce qui concerne les apprentissages à la maison, il existe des méthodes alternatives, mais aussi des cours par correspondance. Ils sont aussi visés par cette proposition de loi. Leurs élèves seront visés par cette décision."

 

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