Dix fois plus de contenus pédocriminels échangés pendant la crise sanitaire

Cyber-pédocriminels : pour la journée mondiale de lutte contre l’exploitation sexuelle, l’association Caméléon lance une campagne de sensibilisation.

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Les pédocriminels rôdent sur le Net, entre jeux vidéo et réseaux sociaux.

Les pédocriminels rôdent sur le Net, entre jeux vidéo et réseaux sociaux. C’est la 13e édition de la journée mondiale de lutte contre l’exploitation sexuelle. L’association Caméléon lance à cette occasion une campagne intitulée #LePartage.

"Un enfant sur cinq victime de violences sexuelles"

"Cette campagne vise notamment à alerter le grand public et notamment les parents au sujet de la cyber-pédocriminalité, explique Sochéata Sim, responsable de la mission sociale France de l’association Caméléon. Les nouvelles technologies ont un rôle majeur dans l’exploitation sexuelle des mineurs aujourd’hui."

Cette campagne vise notamment à "alerter sur les risques de violences sexuelles auxquelles les enfants peuvent être exposés lorsque leurs parents publient des photos d’eux sur Internet. Un enfant sur cinq est victime de violences sexuelles, cyber-pédocriminalité comprise. Un tiers des parents publient des photos de leurs enfants sur les réseaux sociaux. Sans avoir forcément conscience des risques que cela peut représenter."

Pédocriminels : des précautions simples à prendre

Ce phénomène touche-t-il particulièrement la France ? "Malheureusement, oui, estime Sochéata Sim. La France est le troisième pays au monde en matière d’hébergement de contenus cybercriminels. Il y a 100.000 connexions de contenus pédopornographiques en France. En mars 2020, un rapport montrait que les échanges de contenus pédocriminels avaient été multipliés par dix pendant la crise sanitaire. Les enfants et les jeunes sont de plus en plus sur leurs écrans. Ils sont parfois exposés très jeunes sur les réseaux sociaux malgré l’âge légal de 13 ans. Ils publient des photos d’eux."

Quelles précautions prendre si l’on partage des photos de famille en France ? Il faut "flouter les visages, désactiver la localisation, éviter de tagger... Faire en sorte que l’enfant et le lieu soient le moins identifiables possibles, et passer son compte en mode privé. Le dialogue avec son entourage est aussi la clé. Partager des photos de vacances est un geste très ordinaire. Mais est-ce qu'une photo pourrait être embarrassante pour mon enfant dans dix ans ?" Enfin, "il faut dialoguer en famille sur ces questions."

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