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Détenus radicalisés à Mont-de-Marsan : "Pour eux, on est leurs larbins"

Par Benjamin Jeanjean

Reportage Sud Radio. Ce lundi, sept surveillants du centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan (Landes) ont été agressés par un détenu radicalisé. Leurs collègues réclament une prise de conscience du problème causé par ces détenus différents des autres.

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Condamné pour meurtre et radicalisé en prison, le détenu a blessé ses geôliers après avoir refusé une fouille. En plein mouvement social des surveillants de prison suite aux événements de Vendin-le-Vieil, la situation est aujourd’hui critique alors que selon Ludovic Motheron, de la CGT-pénitentiaire, "trois surveillants ont subi des fractures : un au nez, un au plexus et un au doigt". "C'est quelqu’un, on le sait, qui a des années et des années de sport de combat derrière lui. Ça a été très rapide", ajoute-t-il.

Pour deux autres surveillantes de Mont-de-Marsan, ce sont vraiment les détenus radicalisés qui posent problème. "On a des agressions au quotidien. Pour eux, on est à leur service, on est leurs larbins. Avec les autres détenus non radicalisés, on n’a pas ce rapport, ça peut très bien se passer", confient-elles. Fabrice Cologni, secrétaire local du SNP-Force ouvrière, déplore un manque d’adaptation. "On n’a pas forcément la formation ou les structures. Ces gens-là sont dispatchés et, forcément, peuvent gangrener les autres. À FO, on réclame des structures dédiées pour surveiller ces détenus, pour les observer et pour sécuriser tout le monde, pas seulement les surveillants mais aussi certains détenus qui veulent faire leur peine tranquillement", assure-t-il.

Propos recueillis par Christophe Bernard

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