Covid-19 : pour se faire tester avant Noël, "il va falloir réserver"

Philippe Besset, président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France, était l’invité de Patrick Roger le 14 décembre dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

De nombreux Français ont l’intention de se faire tester quelques jours avant de partir retrouver leur famille pour les fêtes. Laboratoires et pharmacies s’attendent à une véritable ruée.

 

"Nous faisons 250.000 tests par semaine"

Jérôme Salomon a envoyé une lettre aux pharmaciens appelant à constituer un stock important de tests antigéniques. Quels sont les stocks en pharmacie à l’heure actuelle ? "Le problème, ce ne seront pas les stocks, mais le nombre de personnels que nous pourrons mettre à disposition, estime Philippe Besset, président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France. Au niveau des stocks, il n’y a pas d’inquiétudes. Nous avons suffisamment de tests, d’écouvillons, de matériels de protection."

Et en termes d’organisation, comment faire ? "Depuis un mois, à marche forcée, nous avons dû former les pharmaciens, aménager les locaux, explique-t-il. Nous avons réussi à mettre en place 7.000 officines en capacité de faire des tests en quelques semaines pour aider les laboratoires. Actuellement, nous faisons 250.000 tests par semaine. La semaine de Noël, il faut que nous améliorions ces chiffres pour pouvoir faire un à deux millions de tests par semaine. Cela donne une idée de la marche qui reste à monter." "Et encore, en aucun cas on ne pourra tester un tiers de la population française", souligne le président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France. En effet, "il y a 65 millions de Français, et les sondages disent qu’un tiers veulent se faire tester."

 

Une course contre la montre pour être prêt au 15 décembre

Comment s’organiser en officine ? "Une pharmacie sur trois effectue des tests, car il faut avoir été formé. Pour les autres, c’est quasiment trop tard, il faut apprendre le geste, assez invasif. Sur le site sante.fr, vous avez la liste des pharmacies qui font les tests, et il faudra réserver." En termes de coût, les tests antigéniques sont-ils moins chers que les PCR faits en laboratoires ? "Pour les autorités de santé et l’assurance maladie, c’est moins cher. Pour les particuliers, c’est pareil. En laboratoire comme en pharmacie, il y a le tiers payant." Le manque de place n’est-il pas une difficulté pour effectuer ces tests tout en étant protégé ? "Nous avons eu à faire face à un défi organisationnel, souligne Philippe Besset. Certains de nos confrères ont installé des barnums devant leurs portes, d’autres ont vidé une partie de leur pharmacie pour aménager un lieu pour faire les tests. Cela a été une course contre la montre pour être prêt au 15 décembre."

Pour autant, rappelle le président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France, "les tests antigéniques sont en priorité faits pour les patients qui ont des symptômes, et les cas contacts déclarés à l’assurance maladie. Même s’il y a des réservations, nous les ferons passer en priorité." D’autres lieux de tests, des centres, vont-ils être proposés en région ? "J’espère que les collectivités comme les maires vont s’emparer du dispositif. Nos confrères infirmiers sont également habilités à faire ces tests, les kinés, les sages-femmes, les dentistes peuvent désormais les faire. À un moment donné, il faut que l’on soit nombreux."

 

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