Dans les villes sous couvre-feu, pas de rattrapage de la Toussaint pour le tourisme

Tourisme et couvre-feu: deux mots qui ne font pas bon ménage. Même si le gouvernement a incité les français à partir, et que la SNCF maintient tous ses trains pendant les deux semaines des vacances de la Toussaint, les zones touristiques où s’appliquent le couvre feu font grise mine. Les réservations sont en chute libre. Il faut dire que la perspective de se trouver dans une ville à l’arrêt à partir de 21h en dissuade plus d’un.

Le Vieux port de Marseille. (Lionel Maillet / Sud Radio)

Reportage Sud Radio de Lionel Maillet

 

Ces deux touristes lillois ne vont pas s’éterniser dans une cité phocéenne qui s’apprête à baisser le rideau.

"Le soir à 9h, ça fait un peu tôt ! C'est dommage, je ne pense pas que le virus s'attaque aux personnes après 21h"

 

70 % de réservations en moins dans les hôtels du centre ville. Nicolas Guyot tient un établissement sur le Vieux Port: "On sentait vraiment que les gens attendaient la dernière minute, et notamment étaient pendus aux lèvres du président. On sentait vraiment que les gens allaient réserver et c'est ce qu'ils ont fait, mais ils ne ne feront pas chez nous, ça s'est certain: ils le feront à Arles, Bordeaux, Nice..." Le problème avec ce couvre feu, c’est qu’il ne pénalise pas uniquement ceux qui ne peuvent plus ouvrir le soir, explique Guillaume Sicard de la fédération des commerçants de Marseille centre: "Un centre-ville sans restaurant ni bar, ce sont aussi les commerces qui en pâtissent".

 

"La mesure de trop"

Privé de la clientèle étrangère des croisiéristes et des congrès, l’office de tourisme comptait au moins sur ces vacances de la Toussaint, explique le directeur Maxime Tissot:

"Ce sont des vacances familiales, toute la France est en vacances, donc on a énormément de gens qui venaient pour profiter du beau temps, du soleil, quand  il commence déjà à faire froid dans les régions du nord. Donc, pour nous c'est un manque à gagner énorme!"

 

Des vacances au ralenti dans les 92 communes de la Métropole d’Aix Marseille qui regroupe 1,8 million d’habitants.

 

"J'ai peur que ça soit la mesure de trop qui fasse chavirer beaucoup de professionnels" - Maxime Tissot, directeur de l'office de tourisme