Christian Gerondeau : "Même si on supprimait nos émissions de CO2, cela ne changerait rien"

L’essayiste Christian Gerondeau, auteur de "La religion écologiste : Climat, CO2, hydrogène : la réalité et la fiction" (éditions L’Artilleur), était l’invité d’André Bercoff, mardi 22 juin, sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Christian Gerondeau, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

L'injonction appelant à réduire les émissions de CO2 dans le monde, sont légions. Dans son livre, Christian Gerondeau prévient les écologistes que cette règle restera vaine, puisque les émissions mondiales de CO2 devraient continuer à s'accroître. La faute aux pays en voie de développement.

 

L'écologie, une religion "différente des autres"

Karl Marx parlait des religions comme étant "l'opium du peuple". Une comparaison qui s'adapte à la "religion écologiste", selon Christian Gerondeau qui voit "des similitudes étranges" avec les religions judéo-chrétiennes. "Avant l'Homme, c'était le paradis, tout allait bien, puis l'homme est arrivé et a pêché", rappelle l'essayiste qui souligne que dans la religion écologiste, "l'homme a utilisé du pétrole et a émis du CO2". Pour expier ses fautes, l'Homme va donc devoir "arrêté de pêcher", au risque d'avoir le droit "au réchauffement climatique, l'enfer". 

Malgré ce parallèle, il existe une différence fondamentale pour l'auteur. "On peut croire ou ne pas croire dans la Bible, dans la Génèse et dans la religion qu'on choisit", note-t-il. Mais dans le cas de l'écologie, "il s'agit de phénomènes factuels que l'on peut mesurer, vérifier". Une religion "différente des autres qui s'appliquent sur quelque chose de concret".

 

Réduire les émissions de CO2 "condamnerait à la misère et à la mort"

Et pourtant ces phénomènes sont, selon Christian Gerondeau, "complètement faux". Réduire les émissions de CO2 "condamnerait à la misère et à la mort l'essentiel de l'humanité", pointe l'essayiste qui rappelle les besoins en pétrole, en gaz naturel et en charbon, des pays en voie de développement, en Chine ou en Inde "et demain en Afrique". "Ce n'est pas pour se faire plaisir, c'est pour sortir de la pauvreté et même de la mort", assure l'auteur qui rappelle que "4 millions d'êtres humains qui meurent chaque années parce qu'ils n'ont pas accès aux énergies fossiles".

Une augmentation des émissions qui s'annonce être "une réalité" à laquelle les pays développés "n'y pourront rien". "Même si on supprimait les nôtres aujourd'hui, cela ne changerait rien", affirme Christian Gerondeau, pour qui elles ne représentent qu'un tiers des émissions mondiales. "Dans quelques années, ce sera 20-80%", souligne-t-il, incapable finalement "d'avoir des explications à cette situation".

 

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