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Ce que l'on sait après la découverte de 12 enfants cachés dans une voiture en Essonne

ECLAIRAGE SUD RADIO - Deux assistantes maternelles comparaîtront fin septembre devant le tribunal correctionnel d'Évry-Courcouronnes. Elles sont poursuivies après la découverte de 12 enfants entassés dans une voiture, au sous-sol d'une maison d'assistantes maternelles à Yerres, en Essonne.

enfants Essonne
Deux assistantes maternelles seront jugées fin septembre après la découverte de 12 enfants cachés dans une voiture à Yerres Thibaud MORITZ - AFP/Archives

Le 16 juillet dernier, un contrôle des services de la Protection maternelle et infantile (PMI), accompagnés par la police municipale, dans une maison d'assistantes maternelles de Yerres, en Essonne, a conduit à une découverte glaçante. Douze enfants âgés de 4 mois à 7 ans ont été retrouvés entassés dans une voiture, au sous-sol de la structure, où ils se trouvaient depuis plusieurs dizaines de minutes, selon le parquet d'Évry.

Une assistante maternelle a d'abord refusé d'ouvrir aux contrôleurs, puis de leur laisser accéder au sous-sol. C'est finalement dans le garage que les forces de l'ordre ont découvert les enfants. Selon Nicolas Dupont-Aignan, maire de Yerres, plusieurs d'entre eux pleuraient au moment de leur découverte.

Un agrément suspendu

D'après le parquet d'Évry, les enfants auraient été installés dans le véhicule afin de les dissimuler lors du contrôle de la PMI. L'une des assistantes maternelles faisait pourtant l'objet d'une suspension d'agrément, lui interdisant de poursuivre son activité. Les enquêteurs soupçonnent également un accueil d'enfants largement supérieur au nombre autorisé. La structure d’accueil a fermé depuis.

Deux assistantes maternelles renvoyées devant le tribunal

Les deux femmes, âgées de 41 et 48 ans, ont été placées en garde à vue puis présentées en comparution immédiate. Le parquet a annoncé leur renvoi devant le tribunal correctionnel, où elles seront jugées fin septembre.

L'une devra répondre des faits d'accueil rémunéré de mineurs malgré la suspension de son agrément ainsi que de mise en danger de douze mineurs. La seconde est poursuivie pour mise en danger de mineurs et détention de marchandises présentées sous une marque contrefaisante.

Sous contrôle judiciaire avant leur procès

En attendant leur jugement, les deux prévenues ont été placées sous contrôle judiciaire. Elles ont notamment l'interdiction d'entrer en contact l'une avec l'autre et d'exercer une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs.

Cette affaire, révélée après le contrôle surprise des services de la PMI, relance les interrogations sur le contrôle des structures d'accueil de jeunes enfants et le respect des règles d'agrément.

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