Catherine Lejealle : "Le smartphone est devenu indispensable, même en vacances"

Invitée du Grand Matin Été sur Sud Radio, Catherine Lejealle, sociologue spécialiste des nouvelles technologies, explique pourquoi les nouvelles technologies ont envahi notre quotidien, même en vacances.

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Peut-on déconnecter et laisser de côté son smartphone en vacances ? C’est en tout cas de plus en plus difficile, à en croire Catherine Lejealle, sociologue spécialiste des nouvelles technologies et auteure de J'arrête d'être hyper connecté !. "Il est vrai que le smartphone est devenu indispensable, même en vacances. Préparer ses vacances, c’est aussi réserver des places pour des expositions ou des parcs d’attraction, trouver des bons plans, trouver des réductions, etc. C’est un outil qui vous permet aussi de trouver avec le GPS l’endroit où vous voulez aller", analyse-t-elle au micro de Sud Radio ce vendredi.

"On peut faire un jeu de rôle en essayant de vivre comme il y a dix ans"

Comment faire pour parvenir à se "déconnecter" dans ce cas ? "Il faut essayer de l’allumer et de le consulter quand on a vraiment un besoin spécifique, et non pas pour se plonger dans la source infinie d’informations qu’il contient. (…) On peut faire une espèce de jeu de rôle en essayant de vivre comme il y a dix ans : je ne le consulte que lorsque j’ai un besoin !", déclare-t-elle d’emblée. Dans son livre, la sociologue propose par ailleurs une cure de 21 jours pour retrouver un comportement "normal". "En conduite du changement, on considère que 21 jours est la durée nécessaire pour remettre en place de nouvelles routines, tout en étant un délai pas suffisamment long pour qu’en s’en lasse et qu’on arrête avant", justifie-t-elle.

Les jeunes touchés de plus en plus tôt ?

Pour Catherine Lejealle, l’addiction n’est pas forcément plus prononcée chez les hommes que chez les femmes. En revanche, la question de l’âge entre en jeu. "On a plus un phénomène de génération qu’un phénomène de genre. Les jeunes, la génération Z (moins de 20 ans), sont plus dépendants que les Y. Pourquoi ? Notamment parce qu’ils utilisent beaucoup Snapchat et Instagram, qui sont des médias demandant sans cesse à être alimentés pour nourrir leur lectorat", assure-t-elle.

Réécoutez ici l'intégralité de l'interview de Catherine Lejealle dans le Grand Matin Été de Sud Radio