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Budget 2026 : Amélie de Montchalin réunit les partis à Bercy à la recherche d'un compromis

La ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, reçoit lundi les partis à Bercy pour trouver des "convergences" sur le budget 2026, et enfin parvenir à un compromis, à la veille du coup d'envoi des discussions dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.

Budget 2026 / Bercy / France / Politique
Alain JOCARD - AFP/Archives

La ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, reçoit lundi les partis à Bercy pour trouver des "convergences" sur le budget 2026, et enfin parvenir à un compromis, à la veille du coup d'envoi des discussions dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.

La tâche s'annonce ardue: les députés ont déjà rejeté samedi en commission le texte.

La réunion devrait permettre de "poursuivre le dialogue (...) sur les points qui n'ont pas encore fait l'objet de convergence", a expliqué le cabinet de la ministre, laquelle a mentionné les "collectivités locales" et les "dépenses d’avenir", comme deux points de friction à résoudre.

La ministre a même réitéré son objectif de "trouver une solution avant la fin" janvier pour doter la France d'un budget, seulement pallié pour l'instant par une loi spéciale permettant d'assurer la continuité de l'Etat.

Ne sont conviés que les "groupes parlementaires qui souhaitent sortir de l'impasse budgétaire par le travail, plutôt que de prendre le risque d'un arrêt de la procédure dès mercredi en cas d'adoption des motions de censure", a mentionné le cabinet de la ministre, sans plus de détails.

- Se saisir du 49.3 -

Olivier Faure, patron des socialistes, a annoncé que le PS se rendrait à Bercy lundi.

Les discussions devraient se dérouler dans un contexte tendu, alors que l'exécutif fait face à deux motions de censure déposées par le RN et LFI, axées sur leur opposition au traité de libre-échange entre l'UE et le Mercosur, ce qui risque d'encore compliquer les débats.

Amélie de Montchalin a qualifié dimanche cette initiative "d'acte politique qui n'a aucun sens" sur France 3.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 7 janvier 2026

Le Premier ministre Sébastien Lecornu lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 7 janvier 2026

Ludovic MARIN - AFP/Archives

Elle a mis en garde sur les conséquences de l'adoption d'une motion de censure contre le gouvernement, alors que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, brandit désormais clairement la menace d'une dissolution en réponse à cette éventualité.

"Quand vous faites tomber un gouvernement, à l'instant où nous parlons, ça stoppe les débats budgétaires. Ça ne résout rien au Mercosur. Et oui, il y aura une dissolution", a déploré Mme de Montchalin, ce qui empêcherait "d'avoir un budget avant les élections municipales" de mars.

Face aux blocages, des voix demandent au gouvernement de se saisir de l'article 49.3, à l'instar de l'ex-ministre des Finances, Eric Lombard.

L'ex-ministre a aussi fustigé les concessions "sans contrepartie" accordées au PS, citant la suspension de la réforme des retraites. "Après toutes ces concessions, on n’a pas de budget!", a-t-il regretté.

L'ancien président et député de Corrèze, François Hollande, a lui aussi soutenu cette hypothèse. Olivier Faure a de son côté jugé qu'il serait "absurde" pour son parti de demander l'utilisation du 49.3.

AFP / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP

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