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À Paris, des parents dénoncent les violences sexuelles en milieu scolaire

À Paris, des parents mobilisés alertent sur les violences sexuelles à l’école et demandent une meilleure prise en charge des victimes.

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Des parents mobilisés alertent sur les violences sexuelles à l’école

"Combien d'enfants encore?": cartables sur le dos et doudous en main, une cinquantaine de parents et d'enfants se sont rassemblés samedi devant l'Hôtel de Ville de Paris, pour "mettre fin à l'omerta" sur les violences sexuelles dans le périscolaire.

"On est là, à l'aube des élections municipales, pour dire que ça suffit. Nos enfants n'ont pas à porter ce poids. On attend des mesures et des actes", explique auprès de l'AFP Barka Zerouali, cofondatrice du collectif #MeTooEcole, à l'origine de ce rassemblement apolitique.

"Tous les jours, on nous rapporte de nouveaux faits gravissimes", dénonce-t-elle, alors que le secteur du périscolaire est éclaboussé depuis plusieurs mois par une série de signalements de violences et d'agressions sexuelles, notamment à Paris, qui ont mis en lumière des failles dans le recrutement et dans la gestion des alertes.

Vendredi, deux animateurs et le mari d'une institutrice ont été interpellés, pour des faits d'agressions sexuelles commis sur 12 enfants, âgés de 3 à 9 ans, dans trois écoles parisiennes.

"C'est lamentable qu'en France, en 2026, on n'arrive toujours pas à prévenir ces violences", déplore aussi Arnaud Gallais, président de l'association Mouv'enfants, et lui-même victime de viols dans son enfance.

A la suite de plusieurs révélations, la Ville de Paris a annoncé à la mi-novembre un plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles faites aux enfants dans les écoles, avec notamment un renforcement de la formation des animateurs.

Mais ces actions sont jugées insuffisantes par de nombreuses familles.

"On se rend compte que nos enfants ne sont pas en sécurité à l'école. On est scandalisés et très inquiets", confie Delphine, maman d'une petite fille de cinq ans, qu'elle a retirée du périscolaire il y a quelques semaines, car elle n'a plus "confiance" en les animateurs.

A Paris, la question des violences sexuelles dans le périscolaire a occupé une large place dans la course à la mairie.

"A celui ou celle qui sera élu maire de Paris, [...] nous serons là pour vérifier que les actes ont suivi les paroles", a promis Barka Zerouali.

"Nous voulons une refonte réelle du cadre de la protection du périscolaire", a-t-elle ajouté, pour que "plus jamais, un enfant ait à revivre, ce que certains des nôtres ont vécu".

cra/rap/bfi

© Agence France-Presse

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