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Wallerand de Saint-Just (FN) : "Emmanuel Macron a été plus coriace qu’on ne le pensait"

Par Benjamin Jeanjean

Trésorier du FN et conseiller régional d’Île-de-France, Wallerand de Saint-Just était l’invité ce jeudi du Grand Matin Sud Radio. Présidentielle, législatives, état d’urgence, affaires judiciaires… Petit tour d’actualité avec l’un des cadres du Front national.

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"La présidentielle n’a pas été ratée". Invité ce jeudi du Grand Matin Sud Radio, le trésorier du Front national, Wallerand de Saint-Just, a évoqué l’échec de Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. "Elle n’a pas gagné, mais elle n’a pas raté son débat selon moi. Les circonstances lui commandaient d’agir ainsi, mais Emmanuel Macron a été plus coriace qu’on ne le pensait", a-t-il expliqué. Alors que le Front national est aujourd’hui en proie à de nombreux remous internes (départ de Marion Maréchal-Le Pen, prise de distance de Florian Philippot…), le conseiller régional francilien met les choses au clair. "Marion Maréchal-Le Pen et Florian Philippot ne sont pas l’alpha et l’oméga du Front national. Nous avons un chef charismatique en la personne de Marine Le Pen. C’est elle, avec le bureau politique, qui détermine la ligne politique du parti", a-t-il clarifié.

"M. Ferrand doit tirer les conséquences et démissionner pour l’exemple"

Wallerand de Saint-Just est également longuement revenu sur l’affaire Ferrand, qui agite le gouvernement depuis mercredi. "Quand on voit toutes ces personnes qui se sont présentées de façon hautaine et méprisante comme des profs de morale, et qui continuent à le faire d’ailleurs... Je trouve que dans ces conditions, il doit tirer les conséquences de ses enseignements et démissionner pour l’exemple et le symbole", a-t-il déclaré avant de critiquer le rôle du parquet national financier dans cette affaire. "L’article du Canard Enchaîné paraît à 6h du matin. À midi, on a une réaction du PNF. Quelques heures après, on dit qu’on n’ouvre pas d’enquête… Tout cela a permis à M. Ferrand de dire hier "Vous voyez, je suis innocent". Mais c’est n’importe quoi !", s’est-il offusqué.

Faisant la différence entre cette affaire et l’enquête en cours sur le financement du FN au Parlement européen, "où il n’y a pas eu d’enrichissement personnel", Wallerand de Saint-Just n’attend pas grand-chose de la loi sur la moralisation de la vie publique en préparation. "J’ai le sentiment que tous les textes existent déjà, et depuis longtemps. Ce n’est pas par un entassement de lois que ça changera… Si l’Éducation nationale revenait à la hauteur, le niveau de moralité remonterait. C’est par là qu’il faut commencer. Après l’affaire Cahuzac, on a voté une loi de 40 pages. Là, M. Bayrou va faire voter une loi de 80 pages et il sera content...", a-t-il regretté.

"L’état d’urgence, une cautère sur une jambe de bois"

Le trésorier du FN a également évoqué la probable prochaine prolongation de l’état d’urgence. "Tout cela me fait penser à des cautères sur une jambe de bois. Marine Le Pen a proposé dans le cadre de la présidentielle d’autres pistes à explorer, personne ne les a prises en considération. La principale des mesures à prendre, c’est la reprise de la vraie maîtrise de nos frontières. Juridiquement, les accords de Schengen aux frontières française sont suspendus, mais il n’y a aucune forme de police aux frontières, c’est de la poudre aux yeux !", a-t-il tonné avant de critiquer également la mise en place d’une task force antiterroriste sous le contrôle de l’Élysée. "L’Élysée n’a pas les moyens juridiques et humains de faire fonctionner une telle institution. Il faut que ce soit la Défense, avec l’Intérieur, avec les services d’espionnage et de contre-espionnage, qui s’en charge", a-t-il préconisé.

Retrouvez ici l'intégralité de l'interview de Wallerand de Saint-Just sur Sud Radio.

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