Redevance télé : "Nous allons rendre 3,2 milliards d'euros aux Français" annonce Olivier Dussopt

Olivier Dussopt, Ministre délégué chargé des Comptes publics, était l'invité du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio. Il a notamment confirmé la suppression de la redevance audiovisuelle et promis de "rendre 3,2 milliards d'euros aux Français".

redevance
Olivier Dussopt, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 8 mars, dans "le petit déjeuner politique".

Redevance télé, sanctions économiques contre la Russie, prix de l'énergie, prime Macron : Olivier Dussopt a répondu aux questions de Patrick Roger.

Olivier Dussopt : "La redevance audiovisuelle est impopulaire mais surtout injuste"

Lors de son premier meeting de campagne sous le signe pouvoir d'achat, Emmanuel Macron a fait plusieurs annonces. Il veut notamment supprimer la redevance audiovisuelle. Elle sera comblée "comme nous l'avons fait pour la taxe d'habitation, qui représente une économie d'environ 700 euros par ménage et par an que nous avons compensés", assure Olivier Dussopt. Pour lui, "la redevance audiovisuelle est impopulaire mais surtout injuste. Plutôt que laisser survivre un impôt injuste avec un rendement assez moyen, nous préférons la supprimer".

La suppression de la redevance audiovisuelle représente du pouvoir d'achat pour les Français. "Nous allons rendre 3,2 milliards d'euros aux Français et nous allons rendre 138 euros par an aux Français", explique Olivier Dussopt. "Nous avons accompagné, au cours de ce quinquennat, l'audiovisuel public pour faire des économies, précise-t-il. Depuis 5 ans, l'audiovisuel public se modernise, se réforme, avec une trajectoire d'économies. Il n'y aura pas de privatisation de chaînes. Nous continuerons à financer à la même hauteur l'audiovisuel public", promet le Ministre délégué chargé des Comptes publics.

"Le plan de résilience ne sera pas un nouveau 'quoi qu'il en coûte'"

Emmanuel Macron a également annoncé que la "prime Macron" pourrait être triplée. "Nous sommes déjà sur la base du volontariat, souligne Olivier Dussopt. 3,9 millions de salariés en ont profité, pour un montant moyen de 560 euros. Il s'agit d'un triplement du plafond, et donc beaucoup plus de liberté donnée aux entreprises". Les aides gouvernementales sur l'essence devraient par ailleurs être améliorées. "Depuis le début de l'hiver, il y a une crise de l'énergie, bien avant le conflit en Ukraine, rappelle le ministre délégué. Nous avons pris des mesures et mis en place l'indemnité inflation. Sur les 38 millions de Français éligibles, 36,7 l'ont déjà récupérée. Nous tenons cet objectif. Il y aura des mesures sur l'essence, un sujet sur lequel nous travaillons. Les modalités ne sont pas encore arrêtées".

Ces mesures devraient être précisées dans le "plan de résilience", présenté courant mars. "L'objectif est d'être très ciblé, explique Olivier Dussopt. Ce plan servira à accompagner l'économie française face aux conséquences de la guerre en Ukraine" et ne sera pas un nouveau 'quoi qu'il en coûte', assure-t-il. "L'économie française n'est pas la plus directement exposée à l'économie russe. Nous avons quelques entreprises plus particulièrement exposées dont nous subissons les effets indirects : augmentation du prix de l'énergie, notamment du gaz, et du blé. L'absence de production en Ukraine et les mesures économiques contre la Russie font monter le cours du blé. Il y aura des mesures pour accompagner les éleveurs directement concernés". Le plan n'est pas encore chiffré, "nous regardons comment l'économie réagit. L'objectif est d'être le plus précis possible".

 

 

 

Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h15 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger et Cécile de Ménibus.

Cliquez ici pour écouter "L’invité politique"