Les chasseurs, un enjeu pour la présidentielle

La Fédération Nationale des Chasseurs va faire passer un grand oral à certains candidats à la présidentielle le 22 mars prochain.

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Willy Schraen, patron des chasseurs, interviewé par Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio, à 7h10, dans "C'est à la une".

Willy Schraen, président de la Fédération Nationale des Chasseurs, va rencontrer différents candidats à l’élection présidentielle.

Parler à Yannick Jadot, aucun intérêt

"Le programme est d’aller voir un peu tout le monde, explique-t-il. De voir avec eux quelles sont leurs convictions vis-à-vis de la chasse et de les recevoir dans un grand oral public le 22 mars à Paris. Nous leur demanderons pas seulement de promettre des choses, mais d’expliquer leur vision". "C’est plus large que la chasse, c’est la ruralité, précise le président des chasseurs de France. On va leur demander comment on fait avec une biodiversité écartelée entre la forêt et un ministère de la transition écologique hors sol qui donne les ordres. Il y a un taux d’acceptabilité qui n’est jamais atteint. On peut dialoguer de tout, mais qu’on vienne nous voir et qu'on en discute."

Plusieurs candidats sont-ils compatibles avec les valeurs des chasseurs ? "Je vais parler à Fabien Roussel, Valérie Pécresse, Emmanuel Macron, Éric Zemmour." Faut-il recevoir Yannick Jadot ? "Aucun intérêt. C’est le premier à nous avoir tapé dessus. Il y a les gens comme lui, et il y a la réalité de terrain. La Fédération nationale ne donnera jamais de mot d’ordre, elle fera une analyse très fine qui en sera peut-être un. Mais je me réserve le droit de prendre position à titre personnel."

 

Les chasseurs, "vrais amoureux des territoires"

Faudrait-il créer un grand ministère regroupant écologie et agriculture ? Certains parlent même d’un ministère de la condition animale. "Bien évidemment, on peut faire toutes sortes de ministères, s'amuse Willy Schraen, président de la Fédération Nationale des Chasseurs. On va faire un ministère des chiens, des chats, des perroquets… je crois que la condition animale, comme l’écologie, est quelque chose qu’il faut traiter dans son ensemble." Quid de la cause animale ? "Nous avons un rapport comme tous les Français à ce sujet. On n’a pas envie de torturer un animal."

"Je pense qu’il n’y a pas de maltraitance animale, juge le président des chasseurs. La pratique est claire : on va à la chasse, on tue un animal, on le mange. À un moment, on reste des êtres humains, les animaux ne sont pas des hommes. Aujourd’hui, si on interdit la chasse, cela pose un problème. On ne peut pas faire sans. Il y a une conception erronée de l’écologie qui dit qu’il faut faire sans la main de l’homme. Or, la nature qui nous entoure a été façonnée par l’homme. Nous sommes de vrais amoureux de ces territoires et nous passons des millions d’heures par an à les protéger."

Retrouvez "C’est à la Une" chaque jour à 7h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger et Cécile de Ménibus.

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