Personnes handicapées : Sophie Cluzel veut "revoir le statut des accompagnants"

Sophie Cluzel, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées
Sophie Cluzel, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées

Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, a confirmé la revalorisation de l'allocation pour adultes handicapés à horizon 2019 et souhaite une professionnalisation de la fonction d'accompagnant.

Chaque année, les mêmes images et les mêmes plaintes venant de parents d'enfants handicapés qui, pour des raisons administratives, n'ont pas pu effectuer leur rentrée le jour J, faute d'auxiliaires de vie scolaire dans l'établissement.

Invitée politique du Grand Matin Sud Radio, au micro de Patrick Roger, Sophie Cluzel, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, a expliqué qu'elle allait réfléchir à une évolution du statut d'accompagnant pour tenter de résoudre ces problèmes : "Il y a 300 000 élèves handicapés qui sont scolarisés (...) 160 000 ont besoin d'accompagnement et 90 000 accompagnants doivent être mis en place. Donc oui, à la rentrée, il y a toujours des dysfonctionnements, des petits retards à l'allumage sur le recrutement. C'est bien pour ça que ce support n'est pas satisfaisant. Dès la rentrée finie, on va s'asseoir autour de la table avec Jean-Michel Blanquer pour réfléchir à la professionnalisation de ces accompagnants, à revoir ce cadre d'emploi, ces statuts qui sont précaires et qui génèrent des ruptures de parcours (...) C'est bien pour ça que les emplois aidés ne sont pas une bonne chose parce qu'ils sont précaires et nécessitent des ajustements après la rentrée."

 

 

Interrogée sur la volonté du gouvernement, justement, de réduire les emplois aidés, dont bénéficient beaucoup de personnes handicapées, Sophie Cluzel a précisé que "les contrats aidés ont été fléchés sur les publics prioritaires, les urgences sociales et les auxiliaires de vie scolaire", tout en admettant qu'il ne s'agissait pas de la solution : "L'emploi aidé a très peu amené à l'emploi durable. Ce que la personne handicapée souhaite, c'est de bénéficier d'un emploi durable, d'une formation. Ce n'est pas le bon levier pour un accès à l'emploi durable."

La secrétaire d'État a également confirmé la revalorisation de l'allocation adulte handicapé (AAH), qui passera à 900 euros à horizon 2018, tout en taclant, au passage, l'ancienne majorité et le "mauvais état" dans lequel ils ont "trouvé le pays" : "Quand j'ai pris cette mission, même les AAH pour 2017 avaient été gelées. Les emplois aidés étaient sous-budgétés, les crédits sur-consommés. Voilà le panorama que nous avons trouvé. La promesse sera tenue, l'engagement du président sera respecté, avec une hausse massive dès 2018. Ce calendrier sera totalement annoncé le 20 septembre lors du comité interministériel du handicap où nous allons mettre en perspective cette feuille de route croisée pour que les ministres s'engagent à améliorer le quotidien des personnes handicapées dans leurs domaines respectifs."

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KASPROWIEZ
- Vendredi 8 septembre 2017 à 15:46
Bonjour Madame la ministre,

Vous parlez beaucoup des contrats aidés mais vous n'évoquez en aucun les AVS en poste depuis 10 ans qui eux aussi n'ont toujours pas d'affectation et qui plus est touche un salaire misérable.

Que comptez vous faire pour ces personnes là ??

Merci pour votre réponse.
Servet
- Vendredi 8 septembre 2017 à 20:24
Bonjour Mme la ministre
Ancienne AVS ET AESH depuis début 2017. Je suis reconnue travailleur handicapé sans aucune allocation. ..Alors oui. ..il est bien d envisager une professionnalisation de notre métier. ..car oui c est bien un métier et nous travaillons avec des enfants. ...prévoir des formations oui. ..mais notre salaire et très bas. ..720 € mensuel !!! Que compter vous faire pour nous sortir de notre précarité ???
Merci
N. G
- Vendredi 8 septembre 2017 à 23:43
Madame la ministre
Je suis aesh depuis 4 ans avec un salaire de 600e et je dois cumuler cantine tap et étude du soir pour essayer d avoir un salaire à peu près juste mais qui reste toujours misérable entre 900 et 1000e.
J adore mon métier je m investie beaucoup et je trouve lamentable que ns ne soyons pas valorisé !!! Je penses et je suis certaine que c est un vrai métier que sans ns les élèves en situation d handicap ne seraient pas intégré ds les écoles publiques. ns avons droit ns aussi d avoir un métier reconnu et d avoir une vie stable. Donc s il vous plaît si vs lisez mon message ayez un petit pincement.
600e de salaire ce n est rien.... je me lève tout les matins avec le sourire pour retrouver mes élèves ( aesh en ulis école)
N.g
- Vendredi 8 septembre 2017 à 23:48
Et pourquoi manque t il autant d aesh ds les écoles alors que les demandes ont été validées pour l enfant !! Je trouve ça scandaleux de laisser des enfants en situation d handicap seul perdu en échec.... alors qu une personne est bénéfique pour eux
On ne devrait même pas entendre parler de ça !!

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