Nicolas Dupont-Aignan : "on aura d'autres attentats"

Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne et président de Debout La France, était l’invité du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger le 8 septembre 2021 sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

Nicolas Dupont-Aignan interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio le 8 septembre 2021 à 7h40.

Procès des attentats du 13 novembre : "c'est un rappel d'une tragédie"

Le procès des attentats du 13 novembre 2015 commence mercredi 8 septembre 2021. "D’abord, c’est un rappel d’une tragédie", souligne Nicolas Dupont-Aignan qui ne manque pas d’avoir une pensée pour "les familles des victimes", "les policiers, à la BRI, qui sont traumatisés encore des années après". Le procès en lui-même, estime le député, sert "à panser les plaies, peut-être des familles des victimes ; et puis à mieux comprendre aussi l’organisation de ce terrible attentat". "Et, je l’espère, mais je désespère un peu depuis des années, à essayer de prendre enfin des mesures pour en éviter d’autres."

 

Nicolas Dupont-Aignan : "Nos frontières nationales sont une passoire"

Pour le député de l’Essonne, parler des attentats va peut-être permettre "d’enfin comprendre que si on ne change pas radicalement d’attitude vis-à-vis de ceux qui nous ont déclaré la guerre, on en aura d’autres". Il explique qu’il y "a eu 14 attentats meurtriers après le Bataclan, et 114 morts après". Il raconte qu’après le Bataclan, François Hollande, alors président de la République, avait reçu les présidents de partis : "j’ai été reçu". "Je lui ai remis une liste de 25 mesures", explique le président de Debout La France. "La quasi-totalité n’ont jamais été mises en œuvre."

Parmi ces mesures, il y a le rétablissement de "nos frontières nationales" qui sont "une passoire" selon Nicolas Dupont-Aignan. Il souligne aussi que la France a "rapatrié des djihadistes de Syrie" et avait demandé que soit créée "une vraie peine de prison longue, on pourrait même appliquer le Code Pénal, pour 30 ans de prison ‘intelligence avec l’ennemi’, pour les auteurs ou les complices d’attentats terroristes. Alors qu’actuellement tous les procès qu’il y a eu, il y a eu une sévérité accrue, il faut le dire, mais qui se limite à 10 ans, 15 ans..."

 

"On est dans une inversion des valeurs dans notre pays ahurissante"

Nicolas Dupont-Aignan ne manque pas de rappeler le refus de la majorité pour la surveillance renforcée, et notamment "le bracelet électronique automatique pour les sorties de terroristes". Outre le refus de la majorité, un "dispositif très souple" a été mis en place, que "le Conseil constitutionnel a annulé". "On est dans un pays de fous."

"D’un côté on a un Conseil constitutionnel qui autorise un Pass sanitaire pour les gens honnêtes et qui annule une disposition qui était pour les terroristes sortant de prison pour que pendant un an ou deux ils aient l’obligation d’avoir un bracelet électronique." Pour le député de l’Essonne, "on est dans une inversion des valeurs dans notre pays ahurissante". Il juge que tout est lié à une non réalisation de la part d’une certaine "élite" qui n’aurait pas compris que "ce sont des gens qui sont en guerre contre nous". Sans "mesures rapides beaucoup plus fortes", Nicolas Dupont-Aignan déclare qu’on "aura d’autres attentats".

Bagne aux îles Kerguelen : "je maintiens"

Pour certains, c’est l’État de droit qui est en faute, tout en étant une des principales forces de la démocratie. C’est "la vraie question" selon Nicolas Dupont-Aignan. "Moi, j’ai le sentiment, regardant ce qu’il s’est passé depuis des années, qu’on a multiplié des mesures de contrôle sur l’ensemble des Français parce qu’on se refuse de prendre des mesures beaucoup plus énergiques sur les terroristes." En 2018, Nicolas Dupont-Aignan avait proposé que les terroristes soient envoyés aux îles Kerguelen : "je maintiens". Or, il s’agirait d’un bagne, une sorte de Guantanamo à la française. "Oui", confirme Nicolas Dupont-Aignan bien qu’il souligne que cette peine serait décidée "à l’issue d’un procès", ce qui est "différent de Guantanamo".

"Tant que les terroristes islamistes se diront qu'ils peuvent commettre des attentats en France et s'en sortir avec 10 ans de prison, vous en aurez d'autres ! affirme-t-il. Il faut que quand quelqu’un commet ou est complice d’un attentat, il sache que c’est fini pour lui." Le député de l’Essonne explique également que "si on laisse sur notre sol des mosquées qui prêchent la haine, il ne faudra aussi pas s’étonner si dans un an, deux ans, trois ans vous avez un dingue, un islamiste intégriste qui commet un nouvel attentat". Il juge que la charte sur les valeurs de la République est inutile, notamment car deux organisations turques "ont refusé de signer la charte" sans aucune conséquence.

Violences dans les quartiers : "le problème de fond est judiciaire"

De nouvelles fusillades ont eu lieu à Marseille le 7 septembre 2021, tandis que des tensions sont signalées dans de nombreux quartiers sensibles en France. La police de proximité, un temps présentée comme une solution, est "du baratin" pour Nicolas Dupont-Aignan. "Le problème de fond est judiciaire."
Il souligne la condamnation à 5 mois avec sursis pour des jeunes ayant été interpellés avec des armes blanches : "tant que dans notre pays, on ne condamnera pas fermement ceux qui tuent, qui menacent, qui trafiquent… tant qu’on restera à cet état d’une justice complètement incapable de comprendre ce qu’il se passe… vous aurez le président de la République qui va à Marseille faire son grand cinéma, deux morts après".

Le député tient à préciser que "ce n'est pas la faute des juges, c'est la faute des lois ! Il y a des lois qui sont laxistes, et il y a des juges qui les appliquent avec laxisme. Laxisme + laxisme, ça fait impunité ! Je demande, et c'est dans mon projet présidentiel, qu'à chaque délit, il y ait une condamnation ferme et qu'à chaque récidive, il y ait doublement de la condamnation et suppression des remises de peine. Mais pour ça, il aurait fallu construire des places de prison..."

Laxisme + laxisme, ça fait impunité !

 

Nicolas Dupont-Aignan : "Il faut qu'on arrête cette folie vaccinale des plus jeunes !"

Nicolas Dupont-Aignan a été très présent dans les manifestations contre le Pass sanitaire. "Je ne suis pas opposé à la vaccination par principe assure-t-il. Il souligne que dans les manifestations, il y a beaucoup de vaccinés qui estiment avoir établi leur bénéfice-risque mais ils veulent pouvoir manger une glace à une terrasse et pouvoir circuler sans habituer les Français à ce traçage numérique. Par ailleurs, sur la vaccination, j'ai toujours dit qu'elle devait être à bon escient, avec le médecin traitant, en fonction du bénéfice-risque. Le député ne souhaite pas révéler s'il a été lui-même vacciné ou pas, au nom du droit à l'intimité médicale.

Pour lui, "la vaccination est un geste individuel, volontaire, libre. Sur la vaccination des plus jeunes, le comité de vaccination anglais a dit qu'en-dessous de 15 ans il ne la recommandait pas, que les risques étaient plus importants qu'un éventuel bénéfice. J'aimerais que sur la vaccination, on ait un regard beaucoup plus mesuré, adapté à chaque individu et qu'on arrête cette folie vaccinale des plus jeunes !"

Nicolas Dupont-Aignan réclame aussi "qu'à côté de la vaccination, il y ait une autre lutte qui passe par la prévention, notamment une campagne sur la vitamine D. Car la vitamine D renforce l'immunité naturelle. Je regrette aussi que des soins précoces comme l'ivermetcine, qui éviteraient que des gens qui attrapent le Covid finissent en réanimation, soient bloqués". Il pointe également du doigt les ratés concernant les purificateurs d'air : "l'Allemagne en met dans toutes les classes et nous, rien ! Pourquoi l'État ne finance pas ?" s'indigne-t-il.

 

"La surréaction du docteur Marty qui joue les martyrs pour culpabiliser ceux qui manifestent est indigne !"

Certains médecins sont menacés de mort par des anti vaccins. Un collectif de professionnels de santé dénonce l'inaction de l'État. Si Nicolas Dupont-Aignan "condamne toutes les violences, mais la surréaction du docteur Marty qui joue les martyrs pour culpabiliser ceux qui manifestent est indigne ! Il faut condamner totalement les violences insiste-t-il, mais ne les instrumentalisons pas !"

 

Nicolas Dupont-Aignan : "Il y a 20 millions de Français qui ne votent pas. S'ils ne votent pas, Macron sera réélu !"

Nicolas Dupont-Aignan sera-t-il candidat à l'élection présidentielle ? "Je suis candidat, tout le monde le sait ! affirme-t-il. Il y a 5%, c'est pas assez, mais c'est déjà 2 millions de Français qui me font confiance ! Je suis convaincu qu'il y a 20 millions de Français qui ne votent pas, et je leur dis que s'ils ne votent pas, Macron sera réélu !"