Marine Le Pen : "Les Gilets Jaunes sont les premières victimes des Black blocs"

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national et députée du Pas-de-Calais, était l’invitée politique de Patrick Roger le 30 avril 2019 sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

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Un Gilet Jaune vient d’être condamné à huit mois de prison avec sursis pour avoir crié "suicidez-vous !" à des policiers. Que pense la députée du Pas-de-Calais de cette condamnation ? "Je pense que ces propos devaient être condamnés. Je tiens pour acquis que les gouvernements successifs ont désarmé les policiers, y compris moralement, ce qui est peut-être le plus grave."

Dissoudre les milices d'extrême-gauche

Quid des violences annoncées pour le 1er-Mai ? Après tout, n’y a-t-il pas aussi des casseurs d’extrême-droite ? "Nous avons des milices d’extrême-gauche constituées, qui sont des anarchistes connus depuis des années et que le gouvernement refuse de dissoudre. Il a dissous un certain nombre de groupuscules d ‘extrême-droite, mais quand il s’agit de l’extrême-gauche, jamais une mesure de dissolution, souligne la responsable du Rassemblement national. Cela fait des mois, des années qu’on devrait les arrêter. Ce sont des gens qui appellent à la violence systématique et nos policiers en sont les première victimes. Ce sont des anarchistes, contre les banques, la police, l’armée, tout ce qui représente la loi et l’ordre".

Pour Marine Le Pen, "le gouvernement porte la responsabilité des violences qui se déroulent semaine après semaine. Cela fait cinq mois que la plaisanterie dure. On en vient à se demander si le gouvernement ne vise pas à tirer un bénéfice de cette violence récurrente. Rien n’est fait pour l’empêcher. Il cherche probablement à se présenter comme le tenant de l’ordre en laissant les violences s’exprimer, au détriment des Gilets Jaunes. Des Français descendus dans la rue défendre leur pouvoir d’achat, protester contre une sur-fiscalité à laquelle ils n’arrivent plus à faire face. Ce sont les premières victimes".

Expulser tous les étrangers radicalisés

Au lendemain de l’annonce d’un attentat déjoué contre les forces de l’ordre, la présidente du Rassemblement national estime que "rien n’est fait contre le fondamentalisme islamiste dans notre pays. On laisse faire, cela fait de notre pays l’un de ceux où le nombre de morts a été le plus élevé en Europe. Va-t-on vraiment prendre ce sujet en main ? Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’attentat pendant un certain nombre de semaines que le danger d’attentats terroristes a disparu". Selon Marine Le Pen, "une chose à faire immédiatement serait de renvoyer dans leur pays les étrangers radicalisés. Tous, sans exception, doivent être renvoyés chez eux. Ils sont sur notre territoire, nécessitent des forces pour les surveiller. Et quand on les surveille, on ne surveille pas les autres".

Revenant sur l’interdiction faite de se mettre aux fenêtres lors de la prochaine venue d’Emmanuel Macron à  Ambroise, Marine Le Pen estime que "c’est pour qu’il ne se fasse pas siffler. Il n’arrive plus à se promener nulle part sans tout faire fermer. Cela prouve qu’il y a un énorme problème dans la relation entre le président de la République et le peuple français. Matteo Salvini, dans toutes les villes d’Italie, se fait plus applaudir que huer".

 

 

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