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Marine Le Pen assure qu’il y aura "une monnaie nationale" et une "monnaie commune"

Par Benjamin Rieth avec AFP

La candidate du Front national s’est expliquée dans le Parisien Dimanche sur sa vision de l’euro. Elle assure que la France aura une "monnaie nationale" si elle est élue présidente de la République.

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Marine Le Pen redonnera à la France une "monnaie nationale" tout en gardant l’euro pour "les grandes entreprises qui font du commerce internationale". Dans un entretien paru dans le Parisien Dimanche, la candidate FN assure que "nous aurons une monnaie nationale comme tous les autres pays et nous aurons ensemble une monnaie commune", tout en déclarant penser "que l’euro est mort"

"Il faut maîtriser la monnaie et l'adapter à l'économie parce qu'aujourd'hui la monnaie unique est un boulet. Elle est en grande partie responsable du chômage de masse", a-t-elle affirmé. "Je vais demander (à l'UE) de pouvoir maîtriser notre monnaie. Cela veut dire transformer l'euro monnaie unique en un euro monnaie commune. Monnaie qui ne concernera pas les achats quotidiens mais uniquement les grandes entreprises qui font du commerce international", a poursuivi Marine Le Pen.

Marine Le Pen entretient le flou sur l'euro

La candidate du FN semble opérer un rétropédalage sur la sortie de l'euro. Déjà, samedi, lors de l'officialisation de l'alliance conclue avec Nicolas Dupont-Aignan, elle avait déclaré : "La transition de la monnaie unique à la monnaie commune européenne n'est pas un préalable à toute politique économique". Dans son interview parue dimanche matin, elle affirme également n'avoir "jamais dit que la France" sortira de l'euro.

Pourtant, lors de sa campagne, Marine Le Pen a régulièrement répété que, dès son élection, si elle remportait la présidentielle, elle entamerait une négociation avec l'UE pour "restituer au peuple français sa souveraineté monétaire, législative, territoriale, économique". Elle prévoyait ensuite un référendum à la fin des six mois de négociations qu'elle se laissait. En cas de "non" au référendum, Marine Le Pen a d'ailleurs confirmé dans Le Parisien qu'elle ne sera plus alors "en capacité de rester en situation".  

Mais sa nièce Marion Maréchal-Le Pen a jeté un peu plus le doute sur les intentions de la candidate FN en renvoyant ces négociations à plus tard. "Marine Le Pen attendra les élections européennes en 2018 dans l'espoir de voir arriver aux affaires nos alliés, notamment en Italie. À partir de là, elle entamera des négociations pour défendre les intérêts de la France sur la suppression des travailleurs détachés par exemple, la primauté du droit français sur le droit européen, la possibilité de faire du protectionnisme et la question de la monnaie", a-t-elle expliqué.

Au micro de BFMTV, Marine Le Pen a récusé toute "contradiction" dans sa position sur l'euro. "Cela fait assez longtemps que je réclame la transformation de la monnaie unique vers la monnaie commune. Par conséquent, il n'y a là aucune contradiction. Oui, je pense que l'on peut parfaitement conserver l'euro monnaie commune", a affirmé la candidate FN.

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