Lydia Guirous : "Je n'ai aucun problème avec Rachida Dati"

Lydia Guirous, essayiste, membre du bureau politique des Républicains et candidate aux municipales dans le 15e arrondissement de Paris avec Philippe Goujon, était l’invitée du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger le lundi 3 février sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

Lydia Guirous interviewée par Patrick Roger sur Sud Radio le lundi 3 février à 7h40.

Au micro de Patrick Roger, Lydia Guirous a tenu à réagir sur la publication des chiffres sur l'insécurité dans le Journal du Dimanche"C'est terrifiant, on voit une augmentation de toute la violence, des agressions, +19% des viols en un an. Il y a une forme de laxisme que l'on ressent. Quand on voit Castaner et Belloubet, on n'est pas rassuré", confie-t-elle. Pire encore selon l'essayiste, "ils ne comprennent pas très bien le danger qu'est l'islamisme en France". Elle déplore le manque "de mesures, de message de fermeté et d'autorité qui est envoyé. C'est dans la continuité du quinquennat de François Hollande", estime la cadre des Républicains.

 

L'affaire Mila, symbole du "point faible" du quinquennat

Une lutte contre l'islamisme qui est selon Lydia Guirous "le point faible de ce quinquennat". "Quand je vois que sur l'affaire Mila, Nicole Belloubet pense qu'il faut limiter la liberté d'expression...", s'indigne la proche de Nicolas Sarkozy. "Il a fallu monter au créneau pour qu'elle change d'avis !", rappelle-t-elle. Depuis le début de l'affaire, la jeune adolescente vit enfermée et ne trouve pas d'établissement scolaire pour l'accueillir. "J'appelle Jean-Michel Blanquer à aider Mila à retrouver un établissement scolaire", lance-t-elle.

"Mila a répliqué à des gens qui l'ont insultée. Elle n'a rien fait d'illégal", affirme Lydia Guirous qui dénonce dans les propos de Ségolène Royal, une "gauche lâche qui s'exprime, celle qui a peut-être une clientèle électorale...". Pour la membre du bureau politique des Républicains, "la lutte contre l'islamisme ne doit souffrir d'aucune ambiguïté en expulsant les imams radicaux, en fermant les mosquées salafistes". "On est en train de libérer des personnes qui étaient condamnées pour terrorisme, on parle de faire revenir certains qui sont partis en Syrie", s'inquiète-t-elle en rappelant que "ces personnes sont déterminées, ont un agenda. Il ne faut prendre aucun risque".

Une "déconnexion totale des députés et du gouvernement"

Sur la réforme des retraites, Lydia Guirous remarque que ce projet de loi "ne convainc personne et réussit à mettre en colère les avocats, ce qui est assez inédit". Elle déplore "une réforme floue et un débat parlementaire qui sera réduit". "Pour une réforme aussi importante, il faut du temps pour débattre sur le fond et faire son travail de parlementaire. Je trouve que tout a été malmené, il y a un manque de pédagogie", estime-t-elle. "Même le Medef n'est pas à 100% derrière le gouvernement, ils devraient s'interroger", conclut-elle.

Autre tollé ces derniers jours, le rejet de la proposition de loi sur le congé de deuil d'un enfant par la majorité à l'Assemblée nationale. "C'est scandaleux, ça fait preuve d'inhumanité et ça montre la déconnexion totale des députés et du gouvernement", réagit Lydia Guirous qui appelle la majorité à revenir sur sa décision. "C'est dommage qu'il ait fallu arriver à un tollé, ça démontre que les députés En Marche manquent de sens critique", juge-t-elle.

"Nous devons nous unir autour de Philippe Goujon dans le 15e arrondissement"

Candidate dans le 15e arrondissement aux côtés de Philippe Goujon, et donc face à la candidate investie par le parti, Rachida Dati, Lydia Guirous assure "ne pas être en dissidence". "Je n'ai pas de preuve à apporter sur ma loyauté aux Républicains", assure-t-elle, soulignant que "Philippe Goujon est un très bon maire de droite, plébiscité et dévoué au 15e arrondissement". Elle en appelle à "s'unir autour de Philippe Goujon", assurant "qu'il ne trahit pas", notamment face aux "rumeurs" de discussions avec Benjamin Griveaux, le candidat LREM. "La preuve, il y a une candidate LREM en face", note-t-elle.

Pour la cadre du parti, "l'intérêt des Républicains, c'est de reconnaître les qualités de ce maire et de le soutenir", avec pour objectif "de sortir Anne Hidalgo de la mairie. Il y a urgence, Paris est sale, n'est pas sûre et a perdu son rayonnement dans le monde". "Concentrons-nous sur la première étape qui est la mairie d'arrondissement", appelle-t-elle, souhaitant "œuvrer pour l'unité", notamment en se rassemblant avec Agir et le Modem. D'après Lydia Guirous, Nicolas Sarkozy "comprend" sa position et l'a même "encouragée à me lancer". "Je n'ai aucun problème avec Rachida Dati. Je sais où j'habite, je sais quelle est ma famille politique : Les Républicains", tente-t-elle de rassurer.

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