"L'immigration n'est pas une chance pour la France", affirme Guillaume Peltier

"Il faut s'attaquer aux coûts de l'immigration et de l'assistanat", selon Guillaume Peltier. Le député du Loir-et-Cher, porte-parole d'Éric Zemmour et vice-président de Reconquête, était l'invité du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio.

Immigration Peltier Zemmour
Guillaume Peltier, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le mercredi 26 janvier, dans "le petit déjeuner politique".

Campagne d'Éric Zemmour, union des droites, immigration, pouvoir d'achat... Guillaume Peltier a répondu aux questions de Patrick Roger.

Immigration : "Nous créerons la première Brigade nationale de lutte contre les fraudes"

Éric Zemmour souhaite engager "une grande politique d'augmentation des salaires", s'il est élu à la présidence de la République. Il baisserait alors la CSG, "de quoi faire un treizième mois", note le porte-parole de la campagne. Il défiscaliserait les heures supplémentaires. Mais pour pouvoir appliquer une telle politique, "il faut s'attaquer aux causes, aux coûts de l'immigration et de l'assistanat", explique Guillaume Peltier. Des coûts estimés à "20 milliards d'euros pour l'immigration, 50 milliards d'euros pour la fraude sociale".

Dans le projet présidentiel d'Éric Zemmour, Guillaume Peltier annonce "la création de la première Brigade nationale de lutte contre les fraudes". Un organisme qui avait vu le jour dans les Alpes-Maritimes en 2011. Il avait "permis de récupérer 15 millions d'euros sur un département", souligne le député du Loir-et-Cher. "Tous ceux qui vous promettront des chèques et des primes sans s'attaquer aux coûts de l'immigration et de l'assistanat, ne changeront rien", assure le porte-parole du candidat.

"Il faut redistribuer à ceux qui le méritent"

Le candidat et fondateur du parti Reconquête veut "mettre fin aux dérives et redonner de l'argent aux gens qui bossent", affirme son nouvel allié qui pourfend "le peu d'écart entre les revenus du travail et les revenus de l'assistanat", par le cumul d'aides sociales. Pas question toutefois de remettre en cause la solidarité nationale, "il faut juste remettre du bon sens et redistribuer à ceux qui le méritent".

Si certains rapports controversés affirment que l'immigration rapporte à la France, "les Français n'en peuvent plus de l'immigration", rapporte Guillaume Peltier, pour qui "l'immigration n'est pas une chance pour la France". L'ancien vice-président des Républicains promet d'y mettre un terme, après "deux millions d'étrangers nouvellement entrés sur le territoire sous le mandat d'Emmanuel Macron". "Seulement 45% des étrangers travaillent en France", déplore-t-il, appelant à "changer radicalement cette façon de faire".

"Zemmour est l'homme de la synthèse de l'union des droites"

Guillaume Peltier assure n'avoir qu'un seul adversaire : Emmanuel Macron. "Ce mondialisme financier, ce refus d'écouter la classe moyenne et ce mépris de la France rurale", qualifie-t-il. Un "bloc progressiste" contre "un bloc républicain, patriote et conservateur, qui fédère toutes les droites", incarné par Éric Zemmour. "Qu'il y ait des similitudes avec le RN ou les Républicains, tant mieux, puisque Zemmour est l'homme de la synthèse de l'Union des droites", explique le député du Loir-et-Cher.

Valérie Pécresse pourrait-elle être une adversaire ? "Elle a voté Macron en 2017, quitté LR en 2019 car trop à droite et ne veut pas trop reprendre d'idées de Ciotti et chacun a compris qu'elle va rallier Macron", répond Guillaume Peltier pour qui "la seule alternative, c'est Zemmour face au bloc commun Macron-Pécresse".

Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h15 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger et Cécile de Ménibus.

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