Le gouvernement va démissionner dans son ensemble ce lundi

Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement (©STEPHANE DE SAKUTIN - AFP)
Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement (©STEPHANE DE SAKUTIN - AFP)

Au lendemain d’élections législatives que La République En Marche a nettement remportées, le gouvernement d’Édouard Philippe devrait présenter, comme de coutume, sa démission ce lundi.

La vague annoncée n’est peut-être pas aussi grande que prévue, mais La République En Marche a tout de même remporté une très nette victoire ce dimanche au second tour des élections législatives, avec pas moins de 351 sièges, après – toutefois – une abstention record (près de 57%). Malgré ce franc succès, le gouvernement d’Édouard Philippe ne devrait pas résister à la tradition républicain d’une démission gouvernementale après chaque élection législative. Une démission qui ne devrait pas remettre en cause la confiance qu’Emmanuel Macron a mise dans son gouvernement.

"Un remaniement technique, une confirmation d’Édouard Philippe"

"Le premier ministre sera amené dans les heures qui viennent à amener sa démission, comme d'usage. Dans les jours qui viennent, un nouveau gouvernement sera constitué sous l'autorité, je pense, d’Édouard Philippe", a indiqué sur RTL le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, qui a évoqué "un remaniement dont je pense qu'il ne sera pas d'ampleur, un remaniement technique, et une confirmation, celle d’Édouard Philippe, à mon avis".

"Il y a un an, Emmanuel Macron n'avait aucune chance d'être président de la République, il y a trois mois nous n'avions aucune chance d'avoir une majorité absolue et il y a quinze jours on nous disait « ça va être un raz de marée, ça va être trop ». Une chose est sûre : on a une majorité claire, nette, que l'on veut efficace", a-t-il commenté au sujet des résultats de dimanche soir.

"Le sentiment de victoire acquise a peut-être démobilisé une partie de notre électorat"

Celui qui a été réélu à la députation dans les Alpes-de-Haute-Provence n’a par ailleurs pas été surpris par la forte abstention. "Nous savions que le risque était grand, nous l'avions constaté au soir du premier tour, même si nous avions noté que c'était plutôt les électeurs de la République en Marche qui avaient voté pour Emmanuel Macron à la présidentielle qui se sont déplacés, en particulier la semaine dernière. Peut-être que ce sentiment de victoire acquise a démobilisé une partie de notre électorat", a-t-il indiqué.

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