"La Russie n'a pas de parole !" dénonce Nathalie Loiseau

Nathalie Loiseau, députée européenne, présidente de la sous-commission Sécurité et Défense et membre d'Horizons, était l'invitée du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio.

Russie
Nathalie Loiseau, interviewée par Patrick Roger sur Sud Radio, le 28 avril, dans "le petit déjeuner politique".

Guerre en Ukraine, pénuries en Europe, flou autour du prochain gouvernement et du Premier ministre : Nathalie Loiseau a répondu aux questions de Patrick Roger. 

Nathalie Loiseau : "La Russie n'a pas de parole !"

Ancienne ministre, Nathalie Loiseau est aujourd'hui présidente de la sous-commission Sécurité et Défense au Parlement européen. Elle revient sur les bombardements à Kiev, mercredi 27 avril, au moment de la visite du Secrétaire général de l'ONU. "C'est une forme de provocation à l'évidence affirme-t-elle. On voit aujourd'hui que la Russie n'a pas de parole, que le régime de Vladimir Poutine ne respecte pas les choses les plus basiques. Ce sont des zones résidentielles qui ont été visées, des civils". À Boutcha, où s'est rendue la députée européenne, "ce sont des civils qui ont été arrêtés, torturés, violés dénonce-t-elle. Des enfants, des bébés exécutés. Où est-ce qu'on est ?"

Vladimir Poutine promet une riposte forte et foudroyante en cas d'intervention extérieure. Une allusion à l'OTAN et Joe Biden qui veut fournir davantage d'aide. "Vladimir Poutine depuis le début n'a qu'une arme : l'intimidation déplore Nathalie Loiseau. Ce que j'ai ressenti, c'est qu'au contraire il soude encore la nation ukrainienne contre lui. Il essaie d'intimider l'OTAN. Et, aujourd'hui, la Suède et la Finlande souhaitent rentrer dans l'OTAN. Il n'a pas d'autre discours que 'retenez-moi où je vais faire un malheur'. Mais le malheur, il est déjà en train de le faire et sans raison. L'Ukraine ne menaçait personne. Ce qui lui était insupportable, c'est que l'Ukraine soit une démocratie".

 

"Vladimir Poutine a cru qu'il allait diviser l'OTAN, l'Union européenne. Il a perdu à chaque fois"

"Ce que font les États-Unis, la France, ce n'est pas entrer en guerre. Mais nous défendons un pays, une population soumise à un feu de bombes sans raison, au mépris du droit international." Pour Nathalie Loiseau, "le risque d'escalade est, si nous restons les bras croisés, de laisser faire Vladimir Poutine". Concernant la menace nucléaire, "ce n'est pas la première fois qu'il l'a brandit". Elle rappelle que "le principe de la dissuasion nucléaire, c'est que la guerre nucléaire est une guerre qu'on ne mène pas et qu'on ne gagne pas. Ils le savent aussi en Russie".

En tant que députée européenne, Nathalie Loiseau attend que "l'Europe fasse davantage pression économique sur la Russie et apporte plus d'aide à l'Ukraine. Pour que cette guerre se termine plus vite. Ce n'est pas une guerre mondiale mais elle a des conséquences mondiales". Existe-t-il un risque de division en Europe, notamment sur le gaz ? "C'est le calcul que tente Vladimir Poutine dénonce Nathalie Loiseau. Il a cru qu'il allait diviser l'OTAN, l'Union européenne. Il a perdu à chaque fois".

"La majorité a besoin d'Édouard Philippe et des candidats Horizons"

Nathalie Loiseau est membre du parti Horizons, le parti d'Édouard Philippe. Les relations avec LREM semblent tendues en vue des législatives, Édouard Philippe voudrait peser. "La majorité a besoin d'Édouard Philippe et des candidats Horizons estime Nathalie Loiseau. Il faut donner à Emmanuel Macron la plus large majorité possible pour pouvoir gouverner pendant 5 ans. On sait qu'Édouard Philippe est très populaire, Horizons a un ancrage local extrêmement fort" assure-t-elle.

"Quand on a la chance d'avoir Mbappé dans son équipe, on ne le laisse pas au vestiaire ! À chaque préparation de législatives, dans un parti de même bloc, ça tiraille, c'est normal. Pour elle, il est normal, légitime et positif pour la majorité qu'Horizons prenne toute sa place à l'Assemblée. Horizons a pris toute sa place dans la campagne. S'il y a un accord entre les membres de la majorité, il y aura un candidat unique et souhaitable. Si pas d'accord, on ne peut rien garantir".

 

 

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