Jean Lassalle : "La démocratie en France n'est plus qu'une légende !"

Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques et candidat à la présidentielle (mouvement Résistons !), était l'invité du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio.

Jean Lassalle
Jean Lassalle, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 31 mars, dans "le petit déjeuner présidentiel".

Débat sur TF1, campagne des présidentielles, situation en Corse, guerre en Ukraine : Jean Lassalle a répondu aux questions de Patrick Roger.

Jean Lassalle : "La démocratie en France n'est plus qu'une légende !"

Jean Lassalle ne faisait pas partie des 9 candidats présents pour la grande soirée "La France face à la guerre" organisée par TF1, lundi 14 mars. "La démocratie en France, pays des droits de l'homme, du peuple souverain, n'est plus qu'une légende !" estime-t-il. Pour lui, "TF1, chaîne d'information principale, n'est plus qu'un faux-semblant, une armada de mercenaires ! Il ne faut pas minimiser les choses, je suis candidat à la présidence de la République, nous sommes 12. Il y a des institutions et il faut cocher les cases que j'ai toutes cochées !" "J'ai eu les parrainages parmi les tout premiers. Puis j'ai souscrit de bon cœur à l'enquête de moralité ainsi qu'à la déclaration sur l'honneur sur le patrimoine".

"Est-il normal que les médias, qui en fait nous assujettissent, les plus grandes fortunes du pays et du monde puissent faire leur choix en passant outre la volonté des maires et de ceux qui s'apprêtent à voter pour moi ? interroge le candidat. Ce qui est fait est fait !" "On peut dire que c'est secondaire" reconnaît-il mais pour lui, "ça a dépassé tout entendement. Il n'y a même pas d'apparences qui sont mises ! "Jean Lassalle s'est senti "déclassé et à travers moi une partie de la France. Un certain nombre de compatriotes qui souffrent, qui n'ont pas digéré le traitement reçu lors des Gilets Jaunes, qui reçoivent des salaires de misère. Le président a ergoté jusqu'au dernier moment pour mettre ses conditions, c'est minusculissime !"

 

"Je réfléchis sur la manière dont je peux être le plus utile à mon pays"

Jean Lassalle affirme continuer sa campagne "pour l'instant". "Je réfléchis. Il est des moments où l'on doit s'interroger sur la manière dont on peut être le plus utile à son pays, que j'aime passionnément". Sa priorité est de "reconstruire un État qui soit à la fois un symbole et un outil puisqu'il ne représente plus rien depuis longtemps, c'est une somme d'intérêts monstrueux". "Je veut reconstruire une administration territoriale, qui ne représente plus rien selon lui. Ça ne représente rien par rapport à ce que ça été".

"Il y a des communes et communautés de communes qui ont recruté beaucoup de petites mains, de catégorie C, payées à coup de fronde et traitées comme des moins que rien. Alors qu'il y a quelques années, c'étaient des élus au suffrage universel dans des urnes translucides qui faisaient ce travail, accompagnés par d'authentiques fonctionnaires qui avaient étudié pour cela. Aujourd'hui ça n'a strictement plus rien à voir", regrette le député.

 

"Poutine n'a aucun respect pour Macron !"

Concernant la guerre en Ukraine, Jean Lassalle confie se poser "beaucoup de questions sur la manière dont elle est venue, notamment sur nos services de renseignements". Il dénonce "le déficit de notre politique étrangère menée par Macron et Hollande, qui n'était pas beaucoup plus glorieux", d'après lui. "À partir du moment où on ne peut pas montrer à notre peuple que nous nous sommes donnés les moyens d'être tenus informés."

Pour le député, si "les États-Unis ont un président sénile, il est malade, ce n'est pas de sa faute, précise-t-il. Ils ont été capables de nous dire depuis 3 mois le jour J et l'heure H ! Chez nous, Emmanuel Macron nous la joue sur l'Otan en disant qu'il est le seul à pouvoir parler à Poutine de paix !" raille-t-il. Pour Jean Lassalle, Vladimir "Poutine n'a aucun respect pour Macron ! Et c'est précisément celui qui s'autoproclame comme étant le seul à pouvoir aller lui parler !"

 

Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h15 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger et Cécile de Ménibus.

Cliquez ici pour écouter "L’invité politique"