Jacqueline Gourault : "Nous avons une seconde vague"

Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, était l’invitée du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger le 1er octobre sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

Jacqueline Gourault, interviewée par Patrick Roger sur Sud Radio le 1er octobre à 7h40.

Si de nombreux élus dénoncent un manque de concertation entre les décisions prises par le gouvernement et leur application sur le territoire, la ministre de la Cohésion des territoires annonce que "nous entrons dans une seconde phase de crise sanitaire", qui donnera lieu à "des réponses plus territorialisées". Jacqueline Gourault précise que le gouvernement "veut éviter un confinement général, aux conséquences économiques, sociales, psychologiques nombreuses". Elle appelle les Français à "s’habituer à cette règle qui n’est plus la même". Face aux différentes situations de crise à Marseille et en Guadeloupe par rapport à Limoges, la ministre souhaite "concerter un maximum pour prendre des décisions". 

 

"On ne laisse pas les gens sans ressources et sans protection"

Face aux accusations de retard dans les décisions par rapport à l'avancée du virus, Jacqueline Gourault rappelle que "ce virus ne prévient pas" et observe "un rebond". "Nous avons une seconde vague et il faut tout faire pour faire courber l’échine à ces courbes qui montent extrêmement rapidement", estime-t-elle, justifiant "des mesures à prendre pour empêcher que ce virus se propage". La ministre n'exlut pas que "les décisions prises à Marseille puissent être prises ailleurs". Une décision que prendra Olivier Véran dans la journée, après que le Premier ministre ait rencontré les présidents des grandes agglomérations et des métropoles.

Les restaurateurs font part de leurs inquiétudes et craignent de payer pour tout le monde. Mais pour la ministre de la Cohésion des territoire, "il y a un moment où il faut prendre des mesures plus coercitives. C’est la responsabilité de l’Etat". Jacqueline Gourault assure la mise en place de protections et d'accompagnement pour ces entreprises, comme le chômage partiel et l'allègement des charges. "On ne laisse pas les gens sans ressources et sans protection", rassure -t-elle.

"Les Français veulent quitter les grandes villes pour les petites"

Alors que de plus en plus de Français font part de leurs souhaits de quitter les grandes villes pour de plus petites communes, le gouvernement a présenté un nouveau programme destiné aux petites villes. "Il y a des villes de moins de 20.000 habitants qui ont besoin d’être soutenues, renforcées", explique la ministre. Une politique qui doit "favoriser la réhabilitation des logements des centres-villes et centres-bourgs. Il y a des incitations fiscales, et une participation au déficit d’opération", annonce Jacqueline Gourault. Une mesure qui s'adapte à "la volonté de beaucoup de Français d’aller vivre dans des moyennes ou petites villes". Dans un certains nombre de départements, les ventes sont très importantes, 40% d'entre eux connaissent une augmentation", souligne la ministre.

La nomination de François Bayrou en tant que commissaire au Plan suscite encore l'interrogation sur ses prérogatives précises. "Il sert à prévoir et imaginer ce que la France sera dans vingt ou trente ans", explique Jacqueline Gourault qui insiste sur l'importance de "préparer le présent des générations futurs". "On a vu avec la crise du Covid que certaines choses auraient dû être anticipées"estime-t-elle.

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