Ivan Rioufol : "C'est le multiculturalisme qui est la guerre"

Ivan Rioufol, journaliste, éditorialiste au Figaro, essayiste et auteur du livre "Les traîtres" (éditions Pierre-Guillaume de Roux) était l’invité d’André Bercoff, lundi 27 janvier sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Ivan Riouffol invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Ils se sont fait élire en promettant de défendre la France, ils ont finalement manqué à leur devoir. Eux, ce sont "les traîtres", qu'Ivan Riouffol désigne dans son dernier livre, afin que les électeurs ne se fassent plus avoir par les beaux discours et les beaux parleurs.

 

"Ils ont participé à cette trahison"

"Les traîtres ce sont ceux qui nous ont abandonnés, ceux à qui on a fait confiance en votant pour eux et qui ont participé dans le fond à cette trahison-là par abus de confiance", pointe du doigt le journaliste. Il désigne surtout "ceux qui nous ont fait croire qu'ils allaient défendre la France, son peuple et qui en réalité ont trahi la Nation, ont abaissé les frontières, ont fait venir des peuples qui nous détestaient". Toutes ces forfaitures résultent d'une "crise existentielle qui va bien au delà de la crise économique et sociale", estime Ivan Riouffol.

Le livre du journaliste est une réponse à La trahison des clercs, écrit dans les années 1920 par Julien Banda. Il écrivait à son époque que "le nationalisme c'est la guerre". Ce à quoi réplique Ivan Riouffol, "c'est le multiculturalisme qui est la guerre". "Je mets en cause le fanatisme universaliste, mondialiste, qui lui, aujourd'hui, est porteur de guerre", affirme-t-il.

"Les Gilets Jaunes ont été l'élément déclencheur d'une prise de conscience"

Son livre n'est pas forcément un pamphlet nominatif envers quelques élus que ce soit. "Je ne suis pas un journaliste de gauche, je ne donne pas de nom", s'amuse le journaliste. Seuls les noms de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron apparaissent de manière explicite. "J'ai surtout voulu dénoncer l'idéologie sous-jacente à cette traîtrise, qui ne voit plus la souffrance des Français depuis 40 ans", explique-t-il. "Les Gilets Jaunes ont été l'élément déclencheur d'une prise de conscience", estime-t-il.

Un mouvement réfractaire au système dans lequel s'est "immergé totalement" le journaliste. "Je me suis ensuite désolidarisé de cette récupération faite très habillement par l'extrême gauche dans les derniers mois", précise-t-il. Mais ce mouvement a été précieux pour Ivan Riouffol. "Les Gilets Jaunes ouvraient les yeux sur cette France abandonnée, négligée et considérée comme étant déjà morte". "J'ai vu cette France sortir dans les rues, j'ai vu cette France qui jetait bas les masques de ceux qui nous gouvernent", témoigne le journaliste qui voit dans cette révolte, une "république déconsidérée". "C'est une révolte qui a réclamé une équité, la démocratisation de la démocratie", estime Ivan Riouffol.

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