Le député LR de l'Yonne et porte-parole des Républicains veut "sortir l'Europe de cette ornière technocratique" et souhaite "remplacer la Commission européenne par un simple secrétariat du conseil des Etats".
Invité de l'émission Territoires d'Infos sur Sud Radio et Public Sénat, Guillaume Larrivé a jugé "absolument nécessaire de sortir de cette ornière technocratique dans laquelle l'Europe est enferrée depuis des années".Quelques jours après que les Britanniques ont voté pour la sortie de l'Union européenne, le député LR de l'Yonne et porte-parole des Républicains a demandé "une sorte d'électrochoc, de détonateur" qui serait, d'après lui, institutionnel."Je partage l'exaspération populaire face à une Europe technocratique incapable de traiter les grandes questions alors qu'elle s'occupe de petites questions qui empoisonnent la vie quotidienne des gens, a confié Guillaume Larrivé. (...) Donc je plaide, y compris au sein de ma famille politique, où je ne pense pas être majoritaire sur ce point particulier, pour la suppression de la Commission européenne telle qu'elle est aujourd'hui, à remplacer par un simple secrétariat du conseil des gouvernements, du conseil des Etats.""Ça veut dire une évolution institutionnelle absolument majeure pour sortir de cette Europe technocratique qui, au fond, a trahi l'idéal qui était celui du général De Gaulle et du chancelier Adenauer", a-t-il poursuivi.

"Tout à fait normal que notre mouvement ait un projet"

Interrogé sur la primaire de la droite, en novembre prochain, Guillaume Larrivé a rappelé qu'un socle commun de projet sera adopté lors du conseil national, prévu samedi 2 juillet. Conseil national auquel ne participeront pas Bruno Le Maire ou encore Henri Guaino, deux candidats à la primaire qui ne veulent pas être contraints par ce projet : "Il est tout à fait normal que notre mouvement ait un projet. Si certains ont piscine le jour du conseil national, c'est leur sujet, mais nous en tout cas, on s'organise pour avoir ce projet sur tous les sujets. Ce n'est pas quelque chose qui est improvisé sur un coin de table, c'est le résultat de 18 mois de travaux très sérieux sous l'impulsion notamment d'Eric Woerth. Je suis vraiment content qu'on ait ça sur la table parce qu'il faut faire le contraire de ce qu'a fait François Hollande qui est arrivé, en 2012, quasiment comme une poule devant un couteau, en ne sachant pas quoi faire de son pouvoir."Regardez l'interview de Guillaume Larrivé, deputé LR de l'Yonne et porte-parole des Républicains, invité de l'émission Territoires d'Infos sur Sud Radio et Public Sénat
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