Charles Gave : "il n’y aucun investissement pour ceux qui paient des impôts"

L'économiste Charles Gave était l'invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio le 14 janvier 2019.
L'économiste Charles Gave était l'invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio le 14 janvier 2019.

Pour l’économiste Charles Gave, la grande erreur politique des gouvernements successifs a été de prélever des impôts sur ceux qui ont le moins tout en cultivant une élite subventionnée. Charles Gave était l’invité d’André Bercoff le 14 janvier 2018 sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Charles Gave : "la quasi-totalité des impôts est prélevée sur les gens de la périphérie"

Interrogé sur son analyse du mouvement des Gilets Jaunes, Charles Gave a répondu : "Le monde politique est en train de se scinder entre ceux qui sont bien là où ils sont nés et ceux qui sont bien partout. Et aujourd’hui en France on a une révolte des premiers. En France, la quasi-totalité des impôts est prélevée sur les gens qui sont bien là où ils sont nés, et la quasi-totalité des subventions va aux gens qui sont bien partout, à savoir les gens proches des grandes métropoles, et qui servent de domestiques aux bobos. On les appelle les immigrés".

"Les immigrés sont au centre, les bobos sont à la périphérie, et servent de domestiques aux immigrés", a résumé Charles Gave de sa vision de la situation actuelle. "On fait plein d’investissements pour les bobos et leurs domestiques pas chers, et il n’y aucun investissement pour ceux qui paient des impôts", a-t-il poursuivi.

Pour Charles Gave, "les gens qui sont au pouvoir n’ont aucun contact avec la périphérie"


Pour Charles Gave, la révolte des Gilets Jaunes était non seulement prévisible, mais aussi inévitable. "On est arrivé à un moment où il n’y avait pas d’autre solution à part la révolte. On a essayé de transformer ce peuple de la périphérie en cerfs, des gens qui ne peuvent plus bouger. On les a amenés dans une situation de pauvreté absolue, ils ne pouvaient pas ne pas se révolter. Il y avait déjà une sonnette d’alarme avec les 80 km/h", a-t-il estimé.

"Les gens qui sont au pouvoir n’ont aucun contact avec la périphérie. Ils connaissent mieux leurs copains de Londres ou Francfort que les paysans du Gers. En plus, on a caricaturé les gens de la périphérie pendant 40 ans. Au bout de 40 ans de mépris, c’est une jacquerie. Et pour la première fois de l’histoire c’est une révolution de droite. Ces gens-là ne disent pas 'On veut plus de l’État' mais 'Foutez-nous la paix'", a analysé Charles Gave.

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

Retrouvez André Bercoff et ses invités du lundi au vendredi sur Sud Radio, à partir de midi.

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