61% des Français souhaitent la démission de Gérard Collomb

Gérard Collomb
AFP

Gérard Collomb sera candidat en 2020 aux municipales à Lyon, ainsi qu'à la métropole et envisage de quitter le gouvernement après les européennes de mai 2019 pour mener sa campagne, a-t-il déclaré dans un entretien de 11 pages à l'Express paru le mercredi 19 septembre. Selon un sondage Ifop/Fiducial pour Sud Radio 61% des Français sont mécontents et souhaitent son départ.

Dans un très long entretien accordé à l’hebdomadaire l’Express, le ministre de l’intérieur de 71 ans a déclaré : "C'est loin, les municipales. Si d'ici là on ne m'a pas diagnostiqué de maladie grave, je serai candidat à Lyon ». Et d’ajouter : « "Je pense que les ministres qui veulent être candidats aux municipales de 2020 devraient pouvoir quitter le gouvernement après la bataille des Européennes" en juin 2019(…) Je ne serai pas ministre de l'Intérieur jusqu'à l'avant-dernier jour. A partir d'une certaine période, il vaut mieux être totalement disponible pour la campagne".

Si, dès sa nomination en mai 2017, le ministre avait en effet prévenu qu'il reviendrait un jour dans sa ville de cœur, où sont scolarisées ses enfants, pour les Français cette déclaration passe mal. Selon un sondage Ifop/Fiducial pour Sud Radio 61% des Français sont mécontents de son action au ministère de l’Intérieur. La majorité est désormais accusée d’avoir un ministre « à mi-temps ». Les Français se sentent abandonnés et veulent un remplaçant. Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’institut de sondage Ifop s’exprime sur Sud Radio : « L’action de Gérard Collomb ne convainc plus qu’une minorité de Français (39%), Gérard Collomb a perdu 12 points par rapport à une étude réalisée en novembre 2017 (…) Son action est rejetée dans la plupart des familles politiques. Son action est particulièrement mal évaluée. Et son annonce récente de quitter le gouvernement, les Français étant particulièrement sensibles sur les questions sécuritaires, l’ont ressenti comme un abandon ».

Interrogé ce matin sur son ministre de l’Intérieur, Edouard Philippe s’est voulu rassurant: “Toute cette histoire relève de la tempête dans un verre d’eau ». Et, d’ajouter: "Lorsqu’il sera en campagne, s’il décide d’être pleinement candidat comme ça semble être le cas, il se consacrera à temps plein à cette conquête. Mais aujourd’hui, il est ministre d’État, ministre de l’Intérieur, et se consacre pleinement à sa tâche".

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