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"Parlons Vrai chez Bourdin" : "La SNCF annonce la grève à la dernière minute alors qu'elle savait"

Grève SNCF : quelles sont les conditions de travail des contrôleurs ? Sven Baro, chef de bord SNCF, Syndicat SUD-Rail, était l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio le 2 décembre dans "Parlons Vrai chez Bourdin".

SNCF grève
Seulement 4 trains sur 10 circuleront le week-end des 3 et 4 décembre. © AFP

Les contrôleurs de la SNCF sont en grève pour réclamer une augmentation de leurs primes de travail et une meilleure mobilité professionnelle. Sven Baro préfère parler de chefs de bord. "Contrôleur, c'est une partie de mon métier mais ce n'est pas mon métier ! Mon métier, c'est la sécurité, le service et la lutte anti-fraude".

"Parlons Vrai chez Bourdin" - Grève des contrôleurs : "On est tout seul pour 500 personnes !"

Les chefs de bord sont parfois seuls dans un TGV de 534 personnes. Ils peuvent être accompagnés d'un collègue avec le statut d'agent commercial. La direction de la SNCF dit avoir proposé le passage à deux chefs de bord par rame dans tous les TGV INOUI d'ici 3 ans. "Dans les TER, ça n'est qu'une seule personne, dénonce Sven Baro. Ça ne fait pas beaucoup quand on voit les responsabilités qu'on a !"

Par ailleurs, sur les TGV, "nous devrions déjà être deux. La direction parle de deux personnes parce que les TGV M vont monter à 750 personnes. On sera donc deux pour 750 personnes alors qu'on devrait être deux pour 500 personnes". "Quand une personne fait un malaise à bord, quand il y a un incendie ou des pickpockets, je suis tout seul pour gérer", explique Sven Baro. Il raconte le cas d'un collègue qui a dû gérer un groupe qui a fait monter un scooter dans le train. "Ils faisaient du scooter dans la rame et il était tout seul !"

 

 

"Pourquoi la SNCF annonce la grève à la dernière minute ?"

Les négociations salariales annuelles doivent commencer le 7 décembre entre la direction de la SNCF et les syndicats. Cette grève préventive a été lancée à l'initiative d'un collectif auquel se sont agrégés les syndicats. "Le collectif s'est monté en septembre, précise Sven Baro. Le 2 novembre, le collectif a posé le préavis avec les organisations syndicales. L'entreprise a fait la sourde oreille et là, ils nous parlent de grève surprise !, fustige-t-il. On se fait malmener par les clients parce que nos cadres ne veulent pas assumer !" "Je comprends les usagers mais pas l'entreprise qui attend la dernière minute pour leur dire ! Ils sont au courant depuis lundi dernier qu'on irait à la grève. Pourquoi ils l'annoncent à la dernière minute ?"

Y aura-t-il une grève à Noël et pour le jour de l'an ? "Ça dépendra de l'entreprise, ils ont les clefs entre leurs mains". Parmi les revendications des grévistes : "cette reconnaissance, qu'on n'a pas". "Elle passe par la rémunération", souligne le syndicaliste. "Aujourd'hui, on a une prime moyenne qui n'est pas prise dans notre salaire ni nos cotisations retraite. Elle est à 400 euros, on demande 700 euros". Et "quand on part en maladie, qu'on se fait agresser ou autre, on perd cette prime, tient-il à préciser. On perd un tiers de notre salaire quand on n'est pas au travail".

 

 

 

Prenez la parole en appelant le 0 826 300 300

Retrouvez "Parlons Vrai chez Bourdin" du lundi au vendredi de 10h30 à 12h30 sur Sud Radio et en podcast.

Cliquez ici pour retrouver l’intégralité de  “Parlons Vrai chez Bourdin”

 

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