Bourdin - Aide aux familles d'accueil de réfugiés ukrainiens : "Je suis fier de mon pays !"

Olivier Daeschner, maire adjoint de Villennes-sur-Seine dans les Yvelines, ville qui accueille 4 familles ukrainiennes, dont 2 enfants scolarisés, était l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio le 7 octobre dans "Parlons Vrai chez Bourdin".

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Une aide de 150€ par mois sera versée aux familles d’accueil des réfugiés ukrainiens. © AFP

Ukraine : une aide de 150 euros par mois sera versée par l'État aux familles d’accueil des réfugiés, a annoncé mercredi 5 octobre le ministre délégué à la Ville et au Logement, Olivier Klein. Cette aide devrait concerner de "5.000 à 12.000 familles". Elle "couvrira la période du 1er avril au 31 décembre 2022" et sera versée "sous réserve d’avoir accueilli pendant au moins quatre-vingt-dix jours de tels bénéficiaires". Selon le préfet Joseph Zimet, le seuil des 10.000 Ukrainiens accueillis en France a été franchi début juillet. 

Ukraine - Aide de 150 euros par mois aux familles d'accueil de réfugiés : "Je suis fier de mon pays !"

La commune de Villennes-sur-Seine, qui compte 5.400 habitants, accueille 4 familles d'Ukrainiens. "Notre relation avec Ukraine, une vieille histoire !, explique Olivier Daeschner, maire-adjoint de la ville. Elle remonte à une trentaine d'années, suite à Tchernobyl pour aider les hôpitaux à traiter les enfants blessés par cet accident. On a gardé des liens culturels assez forts". "On a mobilisé le conseil municipal et le village à l'unanimité pour mettre à disposition de deux familles ukrainiennes une maison communale. Ça se passe bien. Je suis fier de mon pays, fier de ce qui a été mis en place. Sur la plan administratif, il y avait de la bienveillance, de l'efficacité. C'est une belle oeuvre collective et des familles qui réussissent à s'installer".

Pour des réfugiés syriens ou iraniens, "ce serait pareil !", assure Olivier Daeschner. Même si "les liens culturels facilite les choses". "La générosité des habitants et des Français n'est pas mise en défaut, l'enthousiasme est extraordinaire. Il n'y a pas du tout d'opposition à l'accueil de ces familles". Pour le maire adjoint, "la question qui se pose est combien de temps ça va durer. On n'a pas de réponse et peu de garanties à fournir sur le fait que la famille partira". Il ajoute : "on est en train d'organiser une association qui pourrait cautionne les prêts de logements qui peuvent être faits par les uns et les autres avec gentillesse pour que ce soit plus facile pour eux".

 

"On ne peut pas nourrir une bouche avec 150 euros par mois !"

Est-ce à l'État d'aider les familles d'accueil de réfugiés ou est-ce que ça doit rester de la charité ? Sébastien, habite Coudoux dans les Bouches-du-Rhône. Son village accueille deux familles, dont un petit garçon a été intégré directement à l'école. "Le village les a très bien accueillis, c'est fabuleux !, se réjouit l'auditeur. Il "salue le geste du gouvernement", qui "est déjà une aide substantielle". Pour autant, "les gens qui accueillent les réfugiés ukrainiens ne l'attendaient pas forcément", estime-t-il. Sébastien aurait "plus attendu que l'État aide sur la façon d'intégrer ces personnes qui ne parlent pas la même langue". D'après lui, "la plus grosse difficulté est le langage et la communication".

Pour François, qui habite Pau : "ça n'est pas assez ! On ne peut pas nourrir une bouche avec 150 euros par mois ! Avec le linge de maison, les lessives, 3 repas par jour : il faudrait le double. On ne parle pas d'argent de poche mais il s'agit d'amortir le prix de revient de l'hébergement d'une personne à charge à la maison". Il reconnaît cependant que "souvent, les familles ne le font pas pour de l'argent". Ils le font bénévolement, de manière charitable et fraternelle, souligne Jean-Jacques Bourdin.

 

 

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