Un rapport sur Israël entraîne la démission d’une responsable de l’ONU

L'assemblée générale de l'ONU
L'assemblée générale de l'ONU © Andrew Burton / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Une responsable de l'ONU a présenté vendredi sa démission. Le secrétaire général de l'organisation lui avait demandé de retirer un rapport critique sur Israël, ce qu'elle  a refusé. 

Rima Khalaf, secrétaire exécutive de la Commission économique et sociale pour l'Asie occidentale (CESAO), a démissioné vendredi de son poste à l'ONU. Une décision justifiée par la demande du secrétaire général de retirer un rapport critique sur Israël. "Le secrétaire général de l'ONU m'a demandé hier matin de retirer (le rapport), je lui ai demandé de repenser sa décision mais il a insisté. Sur ce, je lui ai présenté ma démission de l'ONU", a expliqué la responsable. 

Ce rapport accusait Israël d'imposer aux Palestiniens des conditions pouvant s'apparenter au régime d'apartheid.Il y est écrit que les Palestiniens sont soumis à une "fragmentation stratégique" permettant à Israël d'imposer une "domination raciale" avec des lois différentes en fonction des régions. "Israël est coupable d'imposer un régime d'apartheid au peuple palestinien, ce qui correspond à la commission d'un crime contre l'humanité", ajoute les auteurs.

Les États-Unis protestent

Mercredi, les États-Unis, principal allié d'Israël, avait réclamé le retrait du rapport, se disant "outrés" par le texte. "Qu'une propagande à ce point anti-israélienne émane d'une organisation dont la quasi-totalité des membres ne reconnaissent pas Israël n'est pas surprenant", a dit l'ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley.

"On s'attendait bien sûr à qu'Israël et ses alliés exercent des pressions énormes sur le secrétaire général de l'ONU pour qu'il désavoue le rapport et qu'ils lui demandent de le retirer", a indiqué Rima Khalaf, de nationalité jordanienne, lors d'une conférence de presse

Le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric avait indiqué, plus tôt cette semaine, que "le rapport en l'état ne reflète pas les positions du secrétaire général", précisant qu'il avait été rédigé sans consultations avec le secrétariat de l'organisation internationale.

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