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Terrorisme : le G7 fait pression sur les géants d'internet

Par Jérémy Jeantet (avec AFP)

Les dirigeants du G7 poussent pour que les grands groupes internet luttent davantage contre les contenus radicaux.

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Quelques jours après l'attentat de Manchester, la Grande-Bretagne a demandé, à l'occasion du G7 à Taormina, en Italie, que les pays les plus puissants de la planète fassent pression sur les géants d'Internet pour qu'ils luttent davantage contre les contenus radicaux.

Le Royaume-Uni a connu "cette semaine la pire attaque terroriste de son histoire" et, "aujourd'hui, les dirigeants du G7 ont rejoint la Grande-Bretagne dans la condamnation de cet acte barbare", a affirmé la Première ministre britannique peu après la signature d'un communiqué sur le sujet.

Dans ce texte, le G7 appelle "les fournisseurs d'internet et les réseaux sociaux à accroître substantiellement leurs efforts pour résoudre le problème des contenus terroristes".

Un communiqué qui a été signé par les dirigeants des sept pays les plus riches de la planète, à savoir les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, le Canada et l'Italie.

Tous ces pays veulent également que le secteur d'internet "agisse de façon urgente pour développer et partager de nouvelles technologies et outils visant à améliorer la détection automatique de contenus favorisant la promotion de l'incitation à la violence".

Parmi les pistes évoquées, on retrouve l'élimination automatique de ces contenus, le signalement aux autorités et le blocage de ceux qui les partagent.

"Il est vital que nous coopérions plus avec nos partenaires dans la région pour augmenter les retours d'information et les poursuites contre ces combattants, a déclaré Theresa May. Cela signifie une amélioration du partage de renseignement, une récolte de preuves et un renforcement des procédures policières et légales dans ces pays."

Ces déclarations d'intention devraient être suivies de rencontre entre les ministres concernés de ces pays afin de convenir des modalités d'application de ces recommandations.

Facebook et Twitter ont, ces derniers mois, augmenté leurs efforts pour lutter contre la propagande jihadiste, notamment sous la pression croissante des États-Unis et de l'Europe. L'Allemagne souhaite également obliger les groupes internet à effacer ou bloquer, dans les 24h suivant leur signalement, les contenus délictueux, sous peine de fortes amendes. Emmanuel Macron, pendant sa campagne, avait également souhaité que ces groupes aient l'obligation légale de retirer ces contenus. Fin 2016, la Commission européenne avait accusé Facebook, Microsoft, Twitter et Youtube de ne pas lutter suffisamment contre les propos haineux.

En signe de bonne volonté, Twitter a suspendu, entre octobre et mars, 376 890 comptes faisant l'apologie du terrorisme, 60 % de plus que par rapport à la période précédente.

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