Scientifiques réfugiés : "Ils auraient été des citoyens ordinaires, j’aurais fait pareil"

Des scientifiques ukrainiens réfugiés ont été accueillis à Fleurance, dans le Gers, à la suite d'une initiative de l'astrophysicien Michel Cassé, originaire de la ville.

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Parmi les réfugiés de la guerre en Ukraine, il y a également des scientifiques. (Photo by Daniel MIHAILESCU / AFP)

Malgré la guerre, les chercheurs et scientifiques ukrainiens tentent de poursuivre leurs travaux. Les chercheurs français ont fait preuve de solidarité en mettant en place un réseau d’entraide visant à accueillir les scientifiques ukrainiens réfugiés en France pour fuir le conflit. Reportage de Christine Bouillot.

 

 

"Il est bon de faire savoir qu’il existe une science fondamentale qui reste intègre"

À Fleurance, dans le Gers, plusieurs scientifiques réfugiés ont trouvé de quoi se loger. Connue pour son festival d’astronomie, Fleurance est aussi le lieu de naissance de Michel Cassé, astrophysicien, à l’origine de cette chaîne de solidarité.

Avec ses amis de l’Académie des sciences, Michel Cassé a mis en place un comité des scientifiques pour l’Ukraine qui a organisé l’accueil des scientifiques réfugiés. "Sachant que la science fournit actuellement, par exemple, les fusées ou les missiles, il est bon de faire savoir qu’il existe une science fondamentale qui reste intègre et, j’allais dire, transcendante."

 

Accueil de scientifiques réfugiés : "Ça s’est fait naturellement"

Deux scientifiques ukrainiens et leurs proches sont arrivés à Fleurance et ont été pris en charge par la mairie. Ronny Mazzeloni, maire de Fleurance, souligne que "ça s’est fait naturellement". Il explique que sa ville a accueilli des scientifiques "parce que Michel est un scientifique". "Mais ils auraient été des citoyens tout à fait ordinaires, j’aurais fait pareil". "Je me rappelle quel est mon nom, et mon histoire familiale", souligne le maire de Fleurance.

 

"J’ai un très bon réseau internet, et j’ai parfois même du café et du thé"

Les chercheurs en astrophysique et génie nucléaire peuvent ainsi poursuivre leurs travaux dans le bureau mis à disposition par la mairie. Lisa Koulich, professeure à l’université de Kiev, décrit le lieu : "c’est un endroit où on vient tous les jours". "J’ai un très bon réseau internet, et j’ai parfois même du café et du thé. Pour moi, c’est très important d’avoir du thé, vous savez..."

Si l’accueil s’est bien déroulé, les réfugiés ne savent malheureusement pas quand ils pourront retourner dans leur pays, la guerre se poursuivant en Ukraine.

 

Aurélie

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