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Otan : Donald Trump a demandé plus d'investissement dans la lutte antiterroriste

Par Jérémy Jeantet (avec AFP)

Le président américain a exhorté ses partenaires de l'Otan à s'investir plus fortement dans la lutte antiterroriste, notamment dans le domaine financier.

Donald Trump, dans le bureau ovale ©MANDEL NGAN - AFP

Premier sommet de l'Otan pour Donald Trump. Un rendez-vous particulièrement attendu suite aux nombreuses demandes du nouveau président américain, qui souhaite plus d'investissements, notamment financiers, de ses partenaires dans le financement de l'alliance Atlantique et dans la lutte contre le terrorisme.

"Je suis honoré d'être ici avec les membres d'une alliance qui a encouragé la paix et la sécurité à travers le monde", a déclaré Donald Trump au siège de l'Otan, à Bruxelles. Mais le nouveau locataire de la Maison Blanche a maintenu l'ambiguïté sur l'engagement américain à défendre l'Europe et a surtout répété ses griefs à l'égard de l'Otan, institution qu'il a, par le passé, qualifiée d'"obsolète".

"L'Otan du futur doit se concentrer sur le terrorisme et l'immigration, ainsi que sur les menaces de la Russie et les frontières à l'est et au sud de l'Otan", a martelé Donald Trump, réclamant plus d'argent de la part des Alliés pour atteindre ces objectifs.

"Les membres de l'Otan doivent enfin contribuer équitablement et remplir leurs obligations financières, a-t-il indiqué, soulignant que 23 des 28 pays membres ne payaient "toujours pas ce qu'ils devraient. Ceci est injuste pour les gens et contribuables des États-Unis."

Dans le viseur de Donald Trump, les pays dont le budget militaire n'atteint pas 2 % du produit intérieur brut, cap fixé pour 2024.

Un premier pas a été franchi jeudi, les Européens acceptant que l'Otan devienne membre à part entière de la coalition internationale contre l'organisation jihadiste État Islamique en Irak et en Syrie, demande américaine depuis plus d'un an.

La première visite du président américain à Bruxelles avait démarré jeudi matin par un étalage des divergences. Que ce soit sur la Russie, avec laquelle les relations de l'Otan et de l'UE sont sont glaciales depuis le début de la crise ukrainienne, sur le réchauffement climatique ou le libre-échange, difficile de trouver une "position commune", a expliqué le président du Conseil européen, qui représente les 28 Etats de l'UE.

La Première ministre britannique, Theresa May, a profité de l'occasion pour montrer son irritation devant les fuites, dans la presse américaines, d'informations cruciales dans l'enquête sur l'attentat de Manchester, qui a fait 22 morts lundi soir.

"Je vais clairement dire au président Trump que les renseignements qui sont partagés entre nos services respectifs doivent rester confidentiels", a-t-elle dit. Soucieux de calmer cette polémique, M. Trump a ordonné que le Département de la Justice diligente une enquête interne pour débusquer les responsables ayant transmis ces informations aux médias. "Les coupables devront être poursuivis avec toute la rigueur de la loi", a promis le locataire de la Maison Blanche.

Les nombreuses fuites à Washington - y compris les informations confidentielles sur un attentat que préparerait l'EI à l'aide d'un tablette ou d'un ordinateur portable dans un avion, que M. Trump a partagé avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov dans le Bureau ovale - ont déclenché de vives polémiques depuis sa prise de fonction.
 

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