éditorial

L'édito de Christophe Bordet

Christophe Bordet ©Anthony Ghnassia
Monde

L'Espagne ne sait plus quoi faire des jeunes Algériens qui fuient leur pays

Christophe Bordet

En un an, le nombre de jeunes Algériens arrivés clandestinement sur les côtes espagnoles a triplé.

Leur accueil est de plus en plus compliqué, car les centres de rétention sont pleins à craquer.

Résultat, c'est désormais la prison de la région de Malaga qui les accueille, dans des conditions déplorables, selon plusieurs associations.

Emprisonnés depuis le 20 novembre, une centaine doit être libérée le 18 janvier.

Figurez-vous que l'Algérie refuse le retour de ces migrants qui sont pourtant en possession, pour la plupart, de leurs papiers d’identité.

Certains peuvent même payer leur retour.

Le gouvernement algérien interdit également à leurs familles d'intervenir pour financer un quelconque retour.

Alors côté discours , le ministre Espagnol de l'intérieur n'y va pas par quatre chemins : "Nous ne pouvons accepter que ces personnes restent en liberté sous le prétexte qu'arrivant en bateau, nous pouvons et devons les sauver."

On est loin de la ligne humaniste Française.

Du coté de l'administration pénitentiaire espagnole, on est très inquiet car les rixes en prison entre migrants algériens se multiplient et un homme de 36 ans est même mort il y a quelques jours.

Les migrants algériens sont à bout. Certains affirment vouloir partir d'Espagne pour venir en France car, là, on leur accorde des aides financières, alors qu’en Espagne, ils ne peuvent rien espérer.

Écoutez la chronique de Christophe Bordet dans le Grand Matin Sud Radio, présenté par Patrick Roger et Sophie Gaillard

 

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