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Israël : la messe des Rameaux interdite à Jérusalem

Par La rédaction

En Israël, la police empêche la célébration de la messe des Rameaux à Jérusalem. Un vrai choc dans la communauté chrétienne.

Israël Jérusalem
Pas de célébration de la messe des Rameaux à Jérusalem.

Le patriarche latin de Jérusalem et le hiérarque des franciscains pour la Terre sainte ont été empêchés, "pour la première fois depuis des siècles", par la police israélienne, d’accéder à la basilique du Saint-Sépulcre pour célébrer la messe des Rameaux du dimanche 29 mars. Le cardinal Pierbattista Pizzaballa et le Custode Francesco Ielpo "ont été arrêtés en chemin. Ils ont été contraints de rebrousser chemin", a précisé le communiqué conjoint du patriarcat latin de Jérusalem et de la custodie de Terre sainte.

Les rassemblements interdits en Israël

Un acte qui "constitue un grave précédent et témoigne d’un manque de considération envers la sensibilité de milliards de personnes à travers le monde qui, durant cette semaine, tournent leur regard vers Jérusalem". Cela fait en effet des siècles qu’une telle célébration n’avait pas été interdite ainsi. Emmanuel Macron a exprimé son soutien au patriarche latin de Jérusalem. Le Premier ministre israélien a, depuis, promis que l’accès à l’église du Saint Sépulcre, lui serait rétabli. "En fait, cela fait déjà quelques jours que le gouvernement israélien avait interdit les rassemblements de plus de 50 personnes dans la vieille ville, explique Benjamin Blanchard, directeur général de SOS Chrétiens d'Orient, au micro de Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio. Cela s’applique à tous les cultes, pas seulement aux chrétiens, après la chute d’éclats d’obus iraniens."

"Mais là, ce n’est pas du tout ce dont il s’agissait : le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Pizzaballa, assisté du Custode de Terre Sainte, le chef des Franciscains qui a le titre de gardien des lieux saints, avaient tenté d’aller au Saint Sépulcre seuls pour une célébration privée. Il n’était pas question d’un rassemblement de plus de 50 personnes. Et les policiers l’en ont empêché, sous prétexte de sécurité. Même l’ambassadeur américain a réagi, ce qui a fait reculer le gouvernement israélien."

Des partis radicaux sionistes

Le communiqué de protestation du patriarche latin de Jérusalem était-illégitime ? "Tout-à-fait, car cela fait déjà des semaines voire des mois qu’un tas de petits prétextes sont pris pour embêter les chrétiens dans la vieille ville de Jérusalem. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, estime Benjamin Blanchard, directeur général de SOS Chrétiens d'Orient, sur l'antenne de Sud Radio. Il y a des questions fiscales, d’expropriation, de harcèlement par des extrémistes qui crachent sur les religieux." Combien compte-t-on de Chrétiens sur place ? "À la fin de l’empire ottoman, on s’accorde pour dire qu’il y avait 25% de chrétiens au Levant. Au Liban, on en compte encore 30%. Mais en Syrie, en Palestine, en Irak, cela s’est effondré. On parle de seulement 1 ou 2%."

"Il faut savoir que le statut de ces lieux saints est régi par des textes internationaux. Normalement Israël n’a pas le choix. La France est garante de l’usage de ces lieux saints, il était normal qu’Emmanuel Macron réagisse." La cohabitation entre les trois monothéistes est complexe sur place. "Notre association existe depuis 2013, et les choses ne sont pas allées en s’améliorant dans la région. La coalition actuellement au pouvoir en Israël comprend deux partis radicaux sionistes religieux, à l’idéologie fanatique et expansionniste. C’est ce qui fait peser une ambiance pesante sur les Chrétiens."

Retrouvez "C'est à la Une" chaque jour à 7h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger

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