Devant la presse américaine et internationale, le locataire de la Maison Blanche expliquait que l’Iran était revenu à la table des négociations. Une annonce que Téhéran avait nié. 24 heures après, les tensions reviennent à leur paroxysme. Donald Trump estime que l’Iran doit trouver un « accord » ou ce sera la « capitulation totale ». Tandis que les négociations entre Israël et le Hamas sont au point mort.
Trump : « un accord » ou « la capitulation totale »
Devant la presse, le président américain avait annoncé lundi que l'Iran était revenu à la table des négociations — une annonce aussitôt démentie par Téhéran. Quelques heures plus tard, Donald Trump a durci son message sur Truth Social, accusant les dirigeants iraniens d'une « duplicité incroyable » : ils demanderaient une rencontre tout en niant publiquement toute discussion.
Le président américain a affirmé que le détroit d'Ormuz était désormais « totalement contrôlé » par la marine américaine, avant de poser un ultimatum : rien ne passera vers l'Iran « tant qu'il n'y aura pas d'accord ou de capitulation totale ».
Côté iranien, la position officielle reste inchangée : le pays affirme ne négocier qu'avec Oman, pour organiser le passage des navires, et réclame le respect des accords signés en juin.
Un missile touche un cargo près du détroit d'Ormuz
Les tensions ont atteint un nouveau pic dans la nuit de lundi à mardi. L'agence maritime britannique UKMTO a signalé qu'un cargo avait été touché par un « projectile inconnu » à environ 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise de Khasab, sans faire état de blessés ou de dégâts à ce stade.
Le Hezbollah hausse le ton sur le Liban
Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a durci son discours lundi, dénonçant des « négociations directes [avec Israël] [qui] n'ont mené à rien d'autre qu'humiliation, déception et concessions répétées pour le Liban ». S'il reconnaît des « succès sur le plan politique » côté israélien, il affirme que l'État hébreu ne parviendra pas à des résultats sur le terrain tant que la résistance libanaise s'y opposera.
Revenant sur le début des affrontements en septembre 2024, M. Qassem a rappelé les frappes ayant visé les capacités militaires du mouvement et l'assassinat de son ancien chef, Hassan Nasrallah. Selon lui, c'est l'accord entre l'Iran et les États-Unis — dans lequel Téhéran aurait posé le cessez-le-feu comme condition essentielle — qui aurait permis de contenir la progression des agressions.
Gaza : Qatar, Égypte et Turquie condamnent Israël
Les trois médiateurs de la trêve à Gaza — Qatar, Égypte et Turquie — ont fermement condamné lundi ce qu'ils qualifient de « violations israéliennes continues » dans la bande de Gaza, notamment le ciblage d'infrastructures de santé et des pertes civiles, dont des femmes et des enfants. Une vingtaine de personnes ont été tuées depuis dimanche dans de nouvelles frappes israéliennes, selon la défense civile de Gaza citée par l'AFP.
Les trois pays dénoncent une « violation flagrante du droit international et du droit international humanitaire ».