Gérald Kierzek : "l'idée est de faire à la télévision le même métier que je fais dans les box d’urgences"

Le docteur Gérald Kierzek intervient au 13 heures et au 20 heures de TF1. Il est également présent sur la tranche 9h-11h sur LCI.

Gérald Kierzek exercice à l'Hôtel-Dieu, à Paris. © AFP

Gérald Kierzek était l'invité de Valérie Expert et Gilles Ganzmann sur Sud Radio le 1er juin 2020 dans "Le 10h - midi".

 

"Un médecin, ça ne doit ni affoler ni mentir"

Responsable du service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) de l'Hôtel-Dieu (Paris), le docteur Gérald Kierzek est très présent à la télévision, au point qu’il semble être plus journaliste que médecin. Il tient toutefois à nier cette accusation. "Je suis d’abord médecin et je serai d’abord médecin. Quand on est docteur en médecine, c’est un diplôme. Je ne fais pas le métier d’un journaliste. On peut dire que je suis éditorialiste médical parce que je donne mon expérience, mon point de vue. Mais l’idée est de faire à la télévision le même métier que je fais dans les box d’urgences.

Entre la vision médiatique et la réalité, il y a une différence. Je pense qu’un médecin, ça ne doit ni affoler ni mentir. On est sur une ligne de crête qui est très ténue entre j’alarme et j’ai un discours angélique. Mon premier rail est la déontologie, et le second rail est l’intérêt du patient. La pédagogie, c’est même un devoir pour nous, médecins. L’information est un droit des patients, et elle fait partie du devoir médical."

 

"Ce n’est pas la viralité d’une vidéo qui fait la vérité scientifique"

Gérald Kierzek affirme être ni pro ni anti-chloroquine. "J’ai pris garde à ne jamais participer à des débats sur la chloroquine. Mon rôle est de donner des faits, dans une certaine neutralité, et surtout de relativiser. Le problème est que nous, prescripteurs, on n’arrive plus à nous y retrouver, les patients s’y retrouvent encore moins", a déclaré Gérald Kierzek tout en avouant : "je comprends tout à fait que les gens y voient un espoir et veuillent s’accrocher".

Au sujet de l’hydroxichloroquine, Gérald Kierzek a déclaré : "d’habitude, la science avance grâce à des discussions à huis clos. Le professeur Raoult est un grand scientifique, personne ne le remet en cause. C’est sa communication qu’on peut remettre en cause. Ce n’est pas la viralité d’une vidéo qui fait la vérité scientifique. Et c’est là qu’on s’est trompés. C’est du populisme médical. Il jouait plus sur les peurs qu’il ne faisait de la science".

 

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Retrouvez l'invité média de Valérie Expert et Gilles Ganzmann du lundi au vendredi à partir de 10h00 sur Sud Radio dans "Le 10h - midi".

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