Florence Trainar présente Zone Interdite sur M6 : "j'ai tout à prouver encore !"

La journaliste Florence Trainar, qui prend les commandes dimanche soir du magazine "Zone interdite" sur M6, était l’invitée de Valérie Expert, Rémy Pernelet et Gilles Ganzmann sur Sud Radio le 16 mai dans "Le 10h - midi". Dimanche 19 mai, l'émission sera consacrée au succès des ventes aux enchères face à la crise.  

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Florence Trainar : "j'ai tout à prouver encore !"

La journaliste Florence Trainar arrive sur M6 et remplace Ophélie Meunier pendant son congé maternité à la tête du magazine "Zone interdite". "Jusqu'à présent, j'étais de l'autre côté de la caméra. J'ai un parcours assez atypique, à double casquette : il est partagé entre un intérêt pour l'économie, les métiers de la finance et la passion pour le journalisme, reportage de société. J'ai fait une école de commerce [l'ESSEC, ndlr] et travaillé en finances à Londres, mais en parallèle, j'ai toujours essayé de me nourrir d'expériences journalistiques fortes. Depuis un an, je travaillais dans une boîte de production qui réalise énormément de sujets pour M6 et pour Zone interdite. J'avais fait savoir que l'antenne était un exercice qui m'intéresserait, comme la prolongation du métier de journaliste. 

Ce qui m'anime, c'est le terrain, trouver des idées, les rencontres. Mais pouvoir délivrer le message à la sueur de son front, transmettre, faire la pédagogie, c'est un plus qui est formidable. J'ai passé des essais pendant l'année, mais à l'époque, ils n'avaient vocation à rien de spécial. C'est très récemment, quand Ophélie Meunier a annoncé son congé, qu'ils m'ont demandé si je prenais ce challenge. J'étais intimidée mais ça ne se refuse pas ! Mais j'ai tout à prouver encore ! J'ai bien conscience que j'ai beaucoup de choses à apprendre".

Pourquoi avoir fait l'ESSEC pour devenir journaliste ? Vocation contrariée ? "J'ai toujours aimé me nourrir de reportages, de documentaires, j'étais très omnivore de l'actu dès le lycée mais à l'époque je ne mettais pas de mot, je ne disais pas 'je veux être journaliste'. J'étais curieuse de tout, avec une volonté de décrypter, comprendre les rouages. Le choix de l'école de commerce était un choix me permettant de faire un non choix et d'avoir accès à un panel de beaucoup de choses. Et j'y ai découvert les rouages de l'économie. Ce qui est intéressant avec ce parcours, c'est cette compréhension du monde économique qui me permet d'éclairer mon approche des sujets de société. Ce qui m'anime aujourd'hui, c'est de faire du reportage de société, de passer par l'humain, de rentrer à travers des histoires particulières".

"On a une vue des ventes aux enchères comme un milieu très élitiste, avec des oeuvres d'art. En réalité, on trouve de tout "

Dimanche 19 mai, le sujet de "Zone interdite" est le succès des ventes aux enchères. "Dans l'actualité, c'est important de mettre les projecteurs sur ce phénomène. On a une vue des ventes aux enchères comme un milieu très élitiste, avec des oeuvres d'art. En réalité, on trouve de tout : des tondeuses, des casques de moto, des maisons, des appartements, des camping-cars. On peut faire de très bonnes affaires comme on peut s'emballer. Mais on a voulu aller un cran plus loin et voir que ces biens vendus le sont souvent par des Français qui peinent à joindre les deux bouts : soit ils ont besoin de vendre des objets de leur quotidien pour arrondir leurs fins de mois, soit ce sont des saisies judiciaires, commerçants en faillite. Par exemple, un pharmacien obligé de vendre aux enchères ses médicaments. C'est symptomatique de ce qui se passe aujourd'hui".

Les ventes aux enchères explosent en France, +70% en dix ans. "On est sur un chiffre d'affaires à trois milliards d'euros sur l'année passée. On trouve de tout et on peut arriver à du moins 30% moins 40%. On a des histoires très joyeuses de familles qui font de super affaires. Mais on découvre aussi que les enchères sont symptomatiques de ce qui se passe en France plus loin derrière : des Français en galère, obligés de trouver des magouilles pour compléter des fins de mois. Les Français qui ne sont pas assez pauvres pour que ce soit le cri de détresse absolu, mais qui ont un quotidien plus difficile et dont on parle moins". 

 

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