La France est-elle définitivement foutue ? Débat entre Périco Legasse et l’éditorialiste Mathieu Bock-Côté, qui publie aux éditions Fayard Le pessimiste joyeux. Tout un programme par les temps qui courent.
La France, un banquet dans un champ de ruines
Mathieu Bock-Côté est un québécois heureux. Et il publie chez Fayard, Le pessimiste joyeux. Un livre d’entretien avec Laurent Dandrieu, rédacteur en chef Culture chez Valeurs actuelles. "Pessimiste est une formule que je reprends à mon père qui estimait que la bête humaine de manière générale est plutôt médiocre et mauvaise. Et en même temps l’existence est une grâce riche de mille surprises, de mille bonheurs. C’est donc une manière d’aborder l’existence, catastrophique à l’échelle de l’histoire. Nous vivons dans des ruines et pourtant la vie peut être un banquet" explique-t-il au micro de Sud Radio.
"J’ai constaté que l’accent québécois est comme l’accent du panda, une créature inoffensive. Dès lors que l’on est inoffensif, on peut tout dire et on ne lui prête pas la culture polémique ou hostile qui caractérise le débat parisien. Or les Québécois ne sont pas des animaux inoffensifs. Nous vivons dans le monde actuel et nous savons très bien ce qu’est le conflit" ajoute l’éditorialiste au sujet de son accent chantant, au micro de Sud Radio.
"La joie est une prédisposition de l'âme"
Tout va mal, et dans ce tableau, notre compatriote québécois nous invite à ne pas avoir peur. "La joie est une prédisposition de l’âme. Si on ne l’a pas, on peut la travailler. Il y a une différence entre les gens de gauche, qui ne seront heureux que lorsque le monde sera parfait, et les autres. Il y a la possibilité du bonheur qui ne soit pas sous la transparence idéologique du moment. La possibilité pour une existence de se vivre à l’abri des donneurs de leçons. Pour peu que l’on vive dans une société apaisée, il y a une prédisposition qui s’appelle la joie" estime encore le journaliste.
"Je crois que la grande erreur des modernes, c’est ce fantasme du recommencement à zéro. C’est le fait que l’homme devrait se délivrer de sa culture, de sa mémoire, de sa langue, de son identité, de ses racines, de sa religion. Au terme de cela, l’homme n’est plus libre mais complètement nu". Et donc malheureux, surtout quand tout va mal, conclut Mathieu Bock-Côté.
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Retrouvez “Le face à face” de Perico Legasse du lundi au jeudi à 13h dans La France dans tous ses états Sud Radio.
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