Dans son dernier film d'animation, Marcel et Monsieur Pagnol, Nicolas Pagnol, petit-fils de, témoigne de l'oeuvre de son grand-père. Un film qui revient sur une certaine idée de la France. Aujourd'hui disparue ?
"Pagnol nous parle de petites gens libres"
Marcel Pagnol. Une certaine idée de la France que l’on aimerait voir se battre pour survivre, mais qui aujourd’hui est portée encore dans les livres, et dans les films. C’est d’ailleurs le thème du nouveau film d’animation de Nicolas Pagnol, petit-fils de l’écrivain. Qui se bat aujourd’hui pour préserver de ce patrimoine. "J’administre le patrimoine de mon grand-père qui est encore très vivant dans la mémoire des Français ou à l’étranger. Toutefois, mon grand défi est de passer cette œuvre aux générations futures. Nous sommes sur une rupture civilisationnelle. Mon rôle en passant cette œuvre, c’est aussi de nous inscrire dans cette belle continuité de l’universalisme de la République français, de sa diversité et de son dynamisme" explique-t-il au micro de Sud Radio.
"Pagnol nous parle souvent de petites gens, mais de petites gens libres. De petits commerçants, de paysans. C’est d’autant plus important aujourd’hui. Il nous dresse le portrait d’une France plurielle dans sa composition culturelle. Pagnol est un universaliste. Il écrit en français, et pas en provençal, bien qu’il le parlait très bien. Il a décidé d’écrire en français pour apporter cette culture au monde. C’est l’inverse de Mistral ou Daudet qui eux, écrivaient en provençal" ajoute Nicolas Pagnol au micro de Sud Radio.
Marcel Pagnol, c’est la culture des classiques
Marcel Pagnol avait le bon sens de nous donner les clés de la mémoire, d’une transmission. Il apprend à lire tout seul en attendant son père à l’école. "Marcel est vraiment l’élève type de l’école de la troisième République avec son roman national qui permet d’avoir une communion autour d’un récit et d’une identité. Marcel, c’est aussi la grande culture, la culture des classiques. On n’essaie pas de réinventer quoi que ce soit. On se base sur la culture des anciens, et on respecte le professeur" lance encore le petit-fils de l’écrivain.
"Marcel est enfin un enfant de l’ascenseur social. C’est une époque où le travail paye. Il avait une très belle phrase où il dit j’ai eu la chance de faire du cinéma à l’époque où la nation n’appartenait pas encore à l’Etat, et où le citoyen, seul source de richesse et de création, était libre tant que sa liberté n’empiétait pas sur celle de son voisin. Les choses était très claires" conclut Nicolas Pagnol.
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