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Michel Onfray : "La France est mortelle"

ENTRETIEN SUD RADIO - Entre crise identitaire, fractures culturelles et débats sur l’héritage national, Michel Onfray décrit une France divisée entre une majorité silencieuse et une minorité bruyante. Invité sur Sud Radio, le philosophe défend une vision populaire et girondine du pays, tout en alertant sur la fragilité de la civilisation française.

Michel Onfray, invité de Perico Legasse dans "La France dans tous ses états” sur Sud Radio.
Michel Onfray, invité de Perico Legasse dans "La France dans tous ses états” sur Sud Radio.

La fierté française vit des temps troublés. Entre la place de la France sur la scène internationale, et ceux qui vouent aux gémonies tout ce qui touche au drapeau, les Français fiers de l’être sont malmenés. Illustration avec Michel Onfray, invité de Périco Légasse sur Sud Radio.

"Il y a deux France : l’une est minoritaire et vociférante, l’autre majoritaire et silencieuse"

Pour Michel Onfray, la France est aujourd’hui coupée en deux. "Il y deux France. L’une est minoritaire et vociférante. L’autre est majoritaire et silencieuse. La vociférante fait beaucoup de mal. Elle est dans tous les endroits culturels. Mais les intellectuels vivent dans les idées et n’aiment pas beaucoup le réel. Quand le réel leur donne tort ils changent de réel et pas d’idées. Et lorsque l’on demande un débat d’idées, on se fait insulter" explique-t-il au micro de Sud Radio. Pourtant, assure Michel Onfray, "on peut encore être Français. Il y a encore matière. Il y a une façon française d’exister. En musique, en gastronomie, en littérature, en philosophie".

"Je suis resté de cette gauche-là, proche du peuple et des gens modestes"

"On peut défendre cette France-là même si c’est difficile. On se fait insulter dans la rue, on se fait menacer" précise Michel Onfray. "J’ai été prisonnier des catégories de droite et de gauche pendant très longtemps. Je suis l’anti-Terra Nova, je n’ai pas changé, je suis resté de cette gauche-là, proche du peuple et des gens modestes. Je ne crois pas que Victor Hugo aurait approuvé la location des utérus" estime encore le philosophe.

"On peut aujourd’hui trouver des solutions girondines"

Pour Michel Onfray, il faut quand même s’alarmer. "La France est mortelle. Dans la nature, il y a des processus de naissance, de croissance et de disparition. Notre civilisation est mortelle. On voit bien que les civilisations disparaissent. Nous avons vécu des choses qui ne sont plus possibles aujourd’hui. Jeune, on m’enseignait des valeurs que le curé me transmettait et que l’instituteur me transmettait. On apprenait qu’on était placé dans le temps et qu’on n’était pas le centre du monde" lance-t-il encore sur Sud Radio.

Michel Onfray reste persuadé que l’on peut aujourd’hui mettre en place un anarchisme apaisé, une solution pacifique qui s’émancipe des politiques. "C’est la France girondine. Les paysans qui peuvent aujourd’hui organiser différemment leur exploitation, leur production et leur diffusion en passant par-dessus la tête des supermarchés. On peut aujourd’hui trouver des solutions girondines" conclut-il.

Cliquez ici pour écouter l’invité de Périco Legasse dans son intégralité en podcast.

Retrouvez “Le face à face” de P"rico Legasse  du lundi au jeudi  à 13h dans "La France dans tous ses états" Sud Radio.

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