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Salah Abdeslam sera incarcéré à vie en France

Par Jean Baptiste Giraud

Pourquoi le terroriste Salah Abdeslam a-t-il quitté les cellules belges pour être de nouveau incarcéré en France ?

Salah Abdeslam
Croquis d'audience réalisé le 5 décembre 2022 au palais de justice de Bruxelles montrant Salah Abdeslam (C), l'un des accusés, durant le procès des attentats de Bruxelles de 2016. (Benoit PEYRUCQ - AFP)

Salah Abdeslam, qui était incarcéré en Belgique pour sa participation aux attentats de Bruxelles, est de retour en cellule en France. Son avocat estime que les droits de la défense ont été violés.

Une réclusion criminelle incompressible

Pourquoi l’avoir de nouveau incarcéré en France ? "Son retour était prévu et est tout-à-fait normal, estime au contraire Maître Samia Maktouf, avocate de 42 parties civiles au procès des attentats du 13 novembre 2015. Il a fait l’objet d’un prêt temporaire. Et ce en application d’un accord conclu entre le parquet de Paris et le parquet fédéral belge, pour être jugé."

"À l’issue de ce procès, il était tout-à-fait normal qu’il soit remis entre les mains de la justice française pour purger sa peine. Rappelons qu’il a été condamné à la réclusion criminelle incompressible, et que cette peine devait être exécutée sur le territoire français." S’il est désormais en Seine-et-Marne, impossible de lui offrir les mêmes conditions de détention qu’un prisonnier de droit commun.

 

 

 

Salah Abdeslam de nationalité française

"Salah Abdeslam est de nationalité française. Les Belges n’auraient pas pu le maintenir en rétention, rappelle Maître Samia Maktouf. Le parquet fédéral a déclaré que son maintien en Belgique serait une détention sans titre. Contrairement à ce que ses avocats ont déclaré, l’état de droit n’est pas bafoué. Il est normal que cette personne purge sa peine sur le territoire français." En effet, les avocats de Salah Abdeslam avaient déposé un référé, estimant ses conditions de détention inhumaines et dégradantes.

Quelles sont ses conditions de rétention ? "Il est dans un centre d’orientation afin de l’évaluer pendant trois semaines, à l’issue de quoi on lui trouvera un point de chute. Vu sa radicalité et sa dangerosité, l’administration pénitentiaire doit trouver des conditions de détention qui correspondent au profil du prisonnier. À la fois pour le protéger de lui-même et des autres."

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